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Tome troisieme.
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77 o HISTOIRE

Si le tube est ouvert, l’air comprimé dans la cloche agit surl’eau, et la force à monter par le tube O, avec une vitesse uni-forme jusqu’à 1248 pieds , qui équivalent à 8c) atmosphères.

La corde de Véra est une idée curieuse qui vint à un facteurde la poste, en 1781 , en voyant tirer une corde de la rivière,et remarquant la grande quantité d’eau qu’elle entraînoit avecelle. C’est une corde sans fin , {fîg- 33 , n°. 2.) qui passe sur deuxpoulies A et B , l'une dans l’ean, l’autre au niveau du réservoir Rqu’on veut remplir. C'est une espèce de chapelet formé par lesaspériiés de la corde auxquelles s upplique seau, qui monte parson adhérence et par l’impulsion.

Ce principe neuf, ingénieux, simple, peu dispendieux futapprouvé avec eloge par l’Académie , le 19 décembre, 1781.II en fut beaucoup parlé dans le Mercure du 26 janvier 1782 ,dans le Journal de Paris , dans les Feuilles de la Blancherie.

On l’exécuta aux casernes de Courbevoie à 84 pieds de haut;elle élevoit un muid d’eau en six minutes avec deux hommes. Ondonna 2^00 francs de gratification à son inventeur. Dernier la fitexécuter à la voierie de la Petite Pologne, au bout de la rue del’Arcade , faubourg Saint-Honoré. Seize chaînes de fer suffisentà deux hommes pour élever à 18 pieds 25 à 3o muids d’eau parheure, même en se dispensant de la poulie inférieure. ( Journal deParis , du 25 avril. ) Le 10 mai, à l’Observatoire, deux damesont élevé Peau à 164 pieds, du fond des caves jusques sur laterrasse. Pilaire des Rosiers, dans le Journal de Paris, du 21mai, revendiqua une partie de l’idée. On remarqua alors qu’enmettant3cordes, on élevoit un prismed’eau. (Za Blancherie, i3mars, 1782. )

M. de Luc, physicien célébré, lecteur de la reine d’Angle-terre , m’écrivoit le 16 mai 1788 : « Le mécanicien que le roi» m’associa Pau née dernière pour exécuter la machine hydrau-» lique de Véra l’a amené à un degré de simplicité si grand ,» qu’elle prospérera bientôt dans ce pays peut-être plus que>3 dans son pays natal. Ayant reconnu qu’il y avoit un maximum.» de vélocité utile, et que ce maximum pouvoit être produit» par un seul axe, il l’a exécuté ainsi , et la machine opère3» à merveille. II a fait passer la corde en haut sur une roue33 de fer de 3 pieds de diamètre, placée sur 1 axe même de la53 manivelle , avec une autre roue plombée servant de volant ;3, il n’a donc que le frottement de deux pivots, et ce peu d’ou-33 vrage , étant parfaitement bien exécuté, l’emporte évidemment33 sur tout autre moyen d’élever de l’eau. U en a fait l’épreuve33 dans un puits de 178 pieds,abandonné, par la difficulté, depuis» près d’un siècle, et qui, aujourd’hui, donne abondamment