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Tome troisieme.
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77- HISTOIRE

Essai sur lu Manière la plus avantageuse de construire lesmachines hydrauliques , et en particulier les moulins à blé ,ouvrage entièrement fondé sur la théorie, modifié par l’expé-rience , et terminé par un Traité pratique où l’on a mis les prin-cipes de Ja construction à la portée des constructeurs, parM. Fabre, correspondant de f Académie Royale des Sciences,ingénieur hydraulique du pays de Provence, ancien professeurde mathématiques et de physique à f Université d’Aix, 1783 ,;}oo pages in.-/p.

II faut voir aussi Y Art de la boulangerie et de la meunerie ,par Malouin, dans la Description des Arts de V Académiedes Sciences ; enfin, le livre de Beyer : Theatrum machìnarumrnoìarum , ou Description de L’Art de construire les mou-lins, par Beyer, augmenté par Weinhold. Dresde, 1788,in-Jol. avec figures.

Lambert, dans les Mémoires de Berlin , pour 1 776, rapportedes expériences et des calculs sur un moulin où il pouvoit éleverla roue, et changer les meules; et il en fait 1 application aumoulin de la Fère, que Bélidor avoit calculé, en tant que lamasse , la grandeur, et la vitesse des meules restant les mêmes »la dépense d eau, la chute et le rouage peuvent être variéssuivant les circonstances locales. Il fait voir comment 011 peutménager l’eau autant qu’iì est possible.

Dans le cas où l’eau est assez peu abondante pour qu’il faillela resserrer dans un canal qui n'est guères plus large et plus profondque les aubes; il faut avoir égard à la quantité d’eau qui passetant au-dessus qu’à côté des aubes. Pour ménager l’eau autantqu’il est possible, cette quantité d’eau doit être diminuée tantqu'on pourra. Une roue bien arondie, et les aubes bien ajustéespeuvent y contribuer beaucoup. Mais on ne peut pas faire en sorteque la roue quadre aussi exactement dans le canal que le pistondans le cylindre d une machine pneumatique. 11 faut laissertant à côté qu’au dessous de la roue un espace libre ; mais l’auteurdonne le minimum pour faire de f espace qu on laisse entrele canal et les aubes. Sa formule est très-simple, mais elle n estpas indifféremment applicable , parce que la largeur des aubesdépend très-considérablement de la chute qu’on peut donner àffâu. JLn augmentant la largeur des aubes, on hausse le centred impulsion , et par - là on diminue la hauteur due a la vitesse ,et la force de l’eau ne croît pas en même raison que la largeurdes aubes. 11 en calcule les différences; il examine les moulinset autres machines dont les roues prennent l’eau à une certainehauteur. Celles où seau tombe en-dessus de la roue; il en donneles équations et les tables, auxquels on pourra avoir recoursavec avantage quand on voudra construire avec profit.