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Tome troisieme.
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77 4 HISTOIRE

On hache les gâteaux, on en fait une nouvelle poudre qu'on

met sur le feu, et cju’on represse de nouveau.

Les moulins à scie ont deux châssis qui vont par des ma-nivelles coudées, et portent un grand nombre de scies ; une roueavec un cliquet avance d’une dent à chaque tour , et fait avancerl'arbre que l’on scie.

Ces moulins coûtent depuis 10 mille francs pour 1 eau , jusqu’à80 pour le papier. On en voit des modèles dans les cabinetsde physique de Hollande, et je voudrois bien qu’il y en eûtà Paris.

Sur le Dimmer- meer près d’Amsterdam, est un bassin deiooo toises de diamètre que deux moulins entretiennent à sec;une roue de 16 pieds de diamètre verse l’eau par 16 courbesinclinées, placées au-dessus du centre. Ils sont à deux étages;le second étage est élevé de 8 pieds.

Sur une surface de 8oo grands arpens, un moulin à ventenlève un pouce de hauteur d’eau par jour, les ailes faisantquinze tours par minute, quoiqu’elles aient 90 pieds de long.

II y en a 260 dans le territoire de la Haye, et il y en aqui élèvent 2 à 3 mille pieds cubes d’eau par minute. Par leurmoyen , la Hollande, couverte d’eau en hyver se trouve auprintemps changée en une immense et agréable prairie.

Il y en a 170 dans le territoire de Délit, sur une longueurde 3 à 4 lieues : il y a des moulins qui ont 5 o pieds de hauteur,et qui sont placés sur un socle de 5o pieds ; les ailes ont 90 pieds ,les roues 18 pieds. Mais, le long des prairies et des canaux,il y a de petits moulins pour dessécher les terreins. Les petitsmoulins sans engrenages ne coûtent que 800 francs ; ils élèventPeau de 2 pieds, ce qui suffit pour la verser dans le canal quila porte à la mer.

Les moulins a bras sont souvent nécessaires dans les sièges,dans les longues gelées et autres circonstances. A Paris on s’esttrès-bien trouvé de ceux de Durand, habile serrurier. Ovideen a fait aussi en 1797, qui ont été très-utiles. Ils n’exigentqu’une superficie de 8 pieds quarrés, sur une hauteur pareille :ils peuvent se démonter et se remonter à volonté. Le premierouvrier peut les mettre en état au besoin. Toute personne ayantune force suffisante pour vaincre une résistance , ou enlever un.poids de quinze livres peut mouvoir ces moulins avec facilité. Ony adapte , si l’on veut, un tarare ou ventilateur , pour nettoyerles grains, sans presque augmenter la résistance, ni ralentirle mouvement.

Le produit de ces moulins est par heure de quinze livres defarine en mouture économique parfaite, et de vingt-cinq livres