DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 784àïler sans chevaux , telle est celle du citoyen Clément f passagede la Boule blanche (F.S. Ant. ) qui avec ses pieds fait agirdeux coudes de l’essieu, sur lequel une des roues est íixee.
Les machines pour voler ou «'élever en l’air ont exerce detous les temps l’imagination des mécaniciens, mais l’entrepriseétoit impossible comme je l’ai fait voir, page 7Z7.
Les globes de Mowtgolfier sont la découverte la plus éton-nante que les hommes aient faite , ainsi l’on ne peut se dispenserd’en parler dans l ’Histoire de la mécanique : de tous les nomscélèbres qui passeront à la postérité, celui de Montgolíier estfait pour í’emporter sur tous les autres ; il planera sur les tempscomme il nous a appris à planer sur les airs.
Joseph Montgolíier, né à Darvézreux , près Annonai, le 6août 1740, m’a raconté que ce fut au mois décembre 1782, qu’é-tant à Avignon il songea pour la première fois au pouvoir del’air raréfié, il envoya acheter dix aunes de taffetas , le découpaen fuseau , qu’il fit coudre ; il alluma une feuille de papier au-dessous, il vit le globe s'élever , et la découverte étoit faite..II fit le 5 juin, 1788 , nne expérience publique à Annonai ; i'in-tendant de la province en donna avis à l’Académie des Sciences,,et nous dîmes tous, cela doit être ; comment n’y a-1- on pas pense?
On engagea Fauteur à venir à Paris, il chargea son frèreEtienne (1) de le remplacer. Celui-ei iit construire un ballon chez.Kéveillon , au fauxbourg Saint-Antoine , et le 21 novembrePilatre et d’Arlande partirent de laMuette et traversèrent la rivière.Montgolíier m’avoit promis que je serois le premier qui mon-teroit, mais j’étois absent lorsque le ballon fut achevé.
Charles T notre célèbre physicien , ne tarda pas à comprendre'qu’en remplissant un ballon avec de l’air inflammable on auroitplus de sûreté, quoiqu’avec plus de dépense, et il fit le i cr . de-cembre, 178$, une superbe ascension au jardin des Thuileriesl’enthousiasine des spectateurs alla jusqu’à l’ivresse ; et pendantquelques mois on ne parloit dans Paris que de cette étonnantedécouverte ; les brochures &e multiplièrent, et cela a duré plu-sieurs années.
Blanchard qui avoit eu la prétention de s’élever avec des aîles,et qui les faisoit voir chez M. de Vienney, rue Taranne , renonçabientôt à cette folie , et le 2 mars 1784 il partit du champ deMars dans un aérostat qu’il avoit construit et qu’il avoit remplilui-même. If employa dix grands tonneaux où il y avoit 5o livresde rognures de tôle , 70 livres d’acide vitriolique, et 100 livresd’eau dans chacun. 11 a fait depuis ce temps-là 5o autres voyag e3,dans toutes les parties de l’Europe.
(e) II est mort en j 799 , à S2 ans;