DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 791Paute que nous fîmes ensemble en 1755 ; dans celui du cit. Ber-thoud, intitulé: Essai sur Ehorlogerie en 2 vol. in- 4 °-17^»dans son Traité des horloges marines , 1763, et dans le supplé-ment 1787.
Sully fut le premier qui fit des efforts pour perfectionner l’hor-logerie -, nous eûmes ensuite Graham , qui, en 1726, fit connoîtrela cause des variations des pendules, et le remède, et qui, en1728, fit son échappement à repos ; Julien le Roy, Gaudron ,Thiout, Romilly, et Rivas qui apprit à faire de grosses lentilles etde petits arcs, ce qui perfectionna beaucoup les pendules as-tronomiques.
Enfin, Harrison surpassa tous ceux qui l’avoient precedepar le succès de. ses horloges marines 3 il fut suivi de près parpar le cit. le Roy, fils aîné, qui n’avoit point vu les horlogesde Harrison , et par le cit. F. Berthoud ; celui-ci est un des res-taurateurs de l'horlogerie j j’aurois voulu qu’il m’indiqoât lui-même les endroits de ses ouvrages qui marquent le plus , et quidoivent le plus établir ses droits dans l’histoire de l’horlogerie;je n’ai pu l’obtenir , et je suis obligé de renvoyer à son Histoirede la mesure du temps qui s’imprime actuellement, et qui con-tiendra l’histoire de l’horlogerie, qué personne mieux que luin’étoit en état de bien faire. Mais au moment où ceci s’imprime( 1Q mars 1802.) l’ouvrage n’a point encore paru. J’ajouterai seu-lement qu'en lisant le chapitre IV du Traité des horloges marines,on verra que personne avant Berthoud n’avoit traité de la théoriede l’isochronisme d’une manière aussi complète, et qu’il a vé-ritablement créé les principes de l’art de mesurer le temps ; c'estle témoignage que lui rend le cit. Janvier, le meilleur juge queje connoisse dans cette partie.
Les horloges à roues sont une invention du moyen âge donton ignore la datte et Fauteur. Dans les usages de Liteaux, vers1120, il est parlé d’horloges à roues, Journal des Savans, 178-'»p. 182, et juillet 17 83 . Commentaire sur la règle de Saint-Benoit, par dom Calrnet, tome 1 . page 2.79, Mais la premierehorloge dont l’histoire ait fait mention, et qui paroît avoir eteconstruite sur le principe des nôtres , est celle de Richard Wa-lingfort, abbé de Saint Alban, en Angleterre, qui vivoit en r326,Epi tome Conrardi Gesneri , page 604.
La seconde est celle que Jacques de Dondis fit faire à Padoue,en i 344 - On y voyoit le cours du soleil et des planètes : ce belouvrage lui mérita le surnom d 'Horologius, dont sa famille sefait honneur à Florence où elle subsite encore.
La troisième, est l’horloge du Palais, à Paris, pour laquelleCharles V fit venir d’.Allemagne , Henri de Vie 5 ehs fut faiteen 1370. ( Froissart, tome XI. chapitre 128.)