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Tome troisieme.
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8j 3 HISTOIRE

de donner un coup sec pour tirer du son du tambour. Cettemécanique consiste dans une combinaison de leviers et de ressortsdif'férens, tous mus avec assez de justesse pour suivre Pair.Enfìu cette machine avoit quelque ressemblance avec celle duflûteur ; mais elle fut construite par des moyens bien diíférens »( Observations sur les écrits modernes , 1741 )- Dans le tempsmême que Vaucanson étoit le plus occupé des travaux de ma-nufactures, il avoit une idée qui l’amusa long-texnps, et à l’exá-cution de laquelle Louis XVI s’intéressoit : c’étoit la constructiond’un automate dans 1 intérieur duquel devoit s’opérer tout lemécanisme de la circulation du sang. D’après ses premiers essaisil ôsoit presque répondre de quelque succès , et il étoit fortéloigné de promettre légèrement. Tout le système vasculairedevoit être de gomme élastique; mais il falloir pour cela qu’ilfut exécuté dans le pays qui produit cette gomme. Un anato-miste habile auroit été dans la Guyane présider à ce travail,Le roi avoit approuvé le voyage , l’avoit même ordonné , maisles lenteurs qu'éprouva l’exécution dégoûtèrent Vaucanson.

On a vu plusieurs fois des automates qui jouoient aux échecs ;on parloit en 1769 de celui de M. de Kempelen, et l’on publiaà ce sujet une lettre en 1783 à Basle ; il en est parlé dans leJournal des Savans de 1783 , page 629 , £«-4®. La manière dontl’auteur influe sur la machine pendant le temps qu’elìe joue estsi adroite et si cachée, qu’un grand nombre dç savans qui fontvue à Paris, n’ont pu deviner les moyens ; ils ont été réduitsà des hypothèses sur la possibilité de ces moyens r il pourroitarriver qu’un aimant caché dans la poche de celui qui vientde temps en temps voir Pautomate, fit élever ou fermer unedétente; et que le cylindre, avec une espèce de pantographe ,lit tout le reste. Mais ce n’est qu’un apperçu bien vague qui nepeut qu’augmenter l’admiration que l’on doit aux talents vrai-ment extraordinaires de M. de Kempelen; il est cependant lepremier à avouer qu’une grande partie de la réputation ds samachine n’est due qu’à la manière heureuse qu’il emploie pourfaire illusion aux spectateurs. En général on doit se défier detous les automates dont on cache les moyens-

Raisin, organiste de Troye, étonna la ville et la Cour, en1662,5 par un clavecin qui jouoit tout seul, le roi voulut voiele dedans, c’étoit un joli enfant de cinq ans; Raisin eut lapermission d’ouvrir un spectacle à la Cour ce fut la troupe dudauphin.

Il me reste à parler des machines pour imiter la voix : le eít-Malard r dans Sa jeunesse, a imité l’aboyement des chiens enfaisant entrer l’air dans un tuyau de fer ulanc, couvert d’untampon sous lequel étoit une corde ; par le moyen du vide que