10 HISTOIRE
proportion. La Inné présente l’aspect d’un vaste et immense gTa-cier, ct les glaciers de la Suisse ou ceux des zones glaciales,et les immenses plaines du Canada ou de la Tartarie, lorsqu’ellessont couvertes de neige, auroient peut-être la même apparenceaux yeux d’un spectateur transporté à quelques milliers delieues au-dessus , ou dans la lune même , pourvu qu’il fût aidéd’un télescope. La lune est peut-être un corps sur lequel lefluide aqueux , qui servoit autrefois à la végétation, est re-tombé en neige et en friinats et s’y conserve sous cette formecomme sur les croupes et les sommets des cordillères du Pérou.
C’est ici le lieu de parler de la curieuse découverte faite parM. Herschel, et qui constate l’existence des volcans de lalune. Ce savant et laborieux observateur examinant la lune aucommencement de mai 1783 , vit, du 4 au i'ò , se former deuxmontagnes sur sa surface , et le 4 du même mois il vit un pointlumineux près de la tache d’Aristarchus ; cette lumière lui pa-rut encore plus vive les 19 et 2.0 avril 1787, ensorte qu’il nedoute pas que ce ne fût un volcan formé dans cette partie de-là lune.
La nouvelle de cette découverte , d’abord portée en France»y excita les astronomes à s’en assurer. Mais les tentatives nefurent pas d’abord heureuses j il n’y a que certain temps où levolcan paroît. Mais on l’a parfaitement vu en Angleterre , le 7mars 1794, car deux personnes à trente lieues l’une de 1 autreassurèrent avoir vu à la vue simple une étoile sur la disqueobscur de la lune t Transactions philosophiques, 1794? etlecit».de la Lande observe que c’est au même endroit de la lune oùHerschel avoit vu une lumière le 20 avril 1787 , et où le cit.Caroché l’avoit vue le 27 février 1789 , auprès de la tacheHélicon ; l’endroit est marqué comme volcan sur la carte dela lune, qui est dans la troisième édition de VAstronomie dela Lande. C’est probablement un volcan qui , à Pin star duVésuve et de l’Etna , a ses intermissions.
On peut remarquer que quelques astronomes a voient déjàvu sur la lune quelque chose de semblable. Louville observantl’éclipse totale de soleil de 1724 , vit une lumière qu’il regardacomme un éclair ; mais il ne dit pas dans quelle partie de lalune. On avoit regardé jusqu’ici cette apparence comme uneffet d’un’ œil fatigué, et peut être n’étoit-ce pas autre chose.Don Ulloa, officier espagnol, qui observa en mer l’ëclipse totalede soleil , du 24 juin 1778 , vit aussi sur le disque de la luneune lumière , comme si cette planète étoit percée en cet endroitd'outre en outre ; peut-être étoit-ce un volcan en pleine éruptionqu’il apperçut alors.
Nous ajouterons qu’avant eux, c’est-à-dire en 1671 , 1,
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