8o HISTOIRE
quence paroît d’autant plus probable que l’on voit cette diffé-rence du calcul avec l’observation, décroître à mesure qu’onapproche de notre temps.
Lecit. de la Landelìtdesemblablesrecherchesdans les mémoiresde l’Académie pour 1 y 5 j , et parvint au même résultat. Mayeren parla dans les mémoires de Gottinge en 1762, et dans sestables de la lune, il établit une équation qu’il appelle séculaire
f iour corriger selon le siècle antérieur ou postérieur à celui-ci,e moyen mouvement de la lune; cette équation, selon les der-nières tables, est de xi secondes pour ce siècle ci, et il la faitcroître en raison des quarrés des temps, ensorte que si au boutd'un siècle, par exemple , le lieu moyen de la lune est plusavancé de 11 secondes, il le sera au bout de deux siècles de44; et au contraire en rétrogradant, ensorte que sept cent ansavant l’ère vulgaire , il a dû être moins avancé de i° 3 7' en-viron , ce qui rend raison de la différence entre l’observationde l’an 720, et le calcul fait aujourd’hui d’après nos tables lu-naires les plus exactes.
Ceux qui ne pouvoient expliquer cette accélération cherchoientà élever des doutes en disant que le temps de toutes ces obser-vations anciennes n’étoit pas établi de manière à ne laisser aucundoute , que nous ignorions même d’après quelles données Pto-lémée a fait les réductions de ces momens des trois premiersde ces phénomènes au méridien d’Alexandrie ; on a même ob-servé que les éclipses de 977 et 978 , mentionnées par l’astro-nome Ibn Punis présentoient dans le manuscrit d’où elles sonttirées, assez d'in certitude pour faire douter si elles avoient étéobservées ou calculées. Costard y répondit dans les transactionsde 1780 , et Bernoulli dans les mémoires de Berlin pour 1782,mais depuis qu’on a découvert le manuscrit d’ibn Punis où ily a beaucoup d’autres observations, ces objections ne sauroientplus avoir lieu. La théorie neutonienne de l’attraction pou-voit jeter quelque lumière sur ce sujet; c’est ce qui engageal’Académie des Sciences de Paris de proposer pour prix de 1768,1770, 1772 et 1774, la théorie de la lune. Les pièces d’Euleret la Grange sont dans le neuvième volume du Recueil desprix de VAcadémie que le cit. de la Lande publia en 1 / 77 ' Eulertermina sa pièce de 1770 en disant : il paroît bien constaté quel’équation séculaire du mouvement de la lune ne sauroit êtreproduite par les forces de l’attraction. Dans sa piece de 17^2,il dit qu’il ne reste plus aucun doute que 1 équation séculairene soit l’effet de la résistance du milieu.
- Pour le prix de 1774 l’Académie demandoit si l’on pourroitexpliquer l’équation séculaire de la lune soit par les perturba-tions qu’excite dans le mouvement de cette planète l’attraction
do