DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lit. V. n3parence soit réellement par l’eftct des attractions. Jupiter etSaturne, par exemple , à cause de leurs masses et de leur éloi-gnement immense du soleil, sont régis moins impérieusementdans leur cours; ces deux planètes agissent assez fortementl’une sur l’autre , et troublent mutuellement leurs mouvemensd une manière sensible ; et il a été bien plus difficile de dé-terminer exactement la forme et les dimensions des orbites deces planètes que celles de l’orbite de la terre ou du soleil. Maisque ne peut le génie aidé du travail et de l’observation assidue ;on est parvenu complètement, dans le siècle dont nous par-lons à démêler tous ces inouveinens si compliqués, èt on les adémontrés d une manière qui ne permet plus le moindre doute;puisque l’observation est toujours conforme aux phénomènesprédits et annoncés d’avance.
Nous verrons , sur-tout dans cet article , une découverte mé-morable faite il y a peu d’années dans notre système planétaire,c’est celle d’une nouvelle planète qui, jusqu’à ce moment, avoitéchappé aux regards des Astronomes , au moins comme pla-nète. Quin’auroit cru notre systêtne solaire suffisamment connuà 1 exception des comètes qui sont probablement en beaucoup plusgrand nombre que celui qu’on cònnoit. Cependant M. Herschelnous a appris qu il falloit être plus circonspect pour prononcer surles grands phénomènes de la nature, Qui sait même si quelqueLazard singulier ne nous fera pas connoître un jour une autreplanète? c’est du moins dans cette intention que le ci t. dé la Landea Voulu avoir un catalogue: de* 5'o’ mille étoiles, pantin lesquelleàil se trouvera, peut-être'; une huitièrriét planète. 0 ' ' ■
On a vû par le système dè Cûpe'rnib cjuè nous ne Ivbyons.pointles planètes à leur véritable place , et que lá situktìon 1 de laterre change leur position relativement à nous; de-là viennentles stations ecrétrogíadàtîtfííS dés planètes tant supérietifes 'qtfin-férieures. Il résulte de-là que - pour calculer leurs lièûx-Anotreégard, il faut d'abord Calculer le lieu de la terré'à! l’égjard'dusoleil; ensuite Celui de la planète telle qu’elle sét' ( oit'’ 1 vnè J pafun observateur placé au centre du soleil ; eníiri, ,J par'un ! 'calcultrìgonoinétrique réduire le 'lieu de la planète réel ou vû du soleila son lieu apparent pòur la'terre. Que tìotré globe, par exemplesoit T( fig. i>. ) la terre-à l'égard du soleil S, ët la planèteMars en M,le spectateur place sur le soleil la verroit répondre au point Pde la sphère des fixes.-Le calcul des lieux dm la terre et deMars vû du soleil ,t donnëra sangle T S M qu’on appelle com-mutation j et- qui est la différenbe'cle léurs longitudes hélio-centriques p» les tablés donneront aussi les rayons vecteursS T, S Myons les distances 1 de la terre et de Mars au soleil,en parties, dont la moyenne distance du soleil à la terre estTome IV. P