lis HISTOIRE
intérieur ; elle etoit très-authentique , ayant été envoyée auxastronomes dès le mois de juillet 1769. Elle étoit d’un obser-vateur très-exercé , et elle s’accordoit avec le résultat qu’ontiroit des observations d’Amérique, comparées entr’elles , quiest de 8" 55 ; en lin, elle donnoit presque la mêine chose, àquelle observation qu’on la comparât. Pour juger du degré deconfiance que méritent ces deux observations , le citoyen de laLande comparoît ensemble les trois résultats que chacune don-noit , quand elle étoit comparée avec les trois observations éloi-gnées. La plus grande différence des trois résultats avec Caja-nebourg, est de o" o.(, ct avec Wardhus o" 36 : ensorte qu’ily avoit neuf fois plus de probabilité pour Pobservation de Caja-nebourg que pour celle de Wardhus ; ainsi, prenant le milieuentre les deux résultats , en se tenant plus près de Pobservationde Cajanebourg que de celle de Wardhus, dans le rapport de1 à 9 , et prenant ensuite le milieu entre les trois derniers ré-sultats, il trouvoit 8 " 53, à-peu-près comme par les observa-tions d’Amérique comparées entr’elles ; mais comme la diffé-rence totale n’étoit pas d’un dixième de seconde, il prenoitcomme un nombre rond huit secondes et demie pour la pa-rallaxe moyenne du soleil. (Astronomie , art. 2i5o.)
Le résultat d’une immensité de calculs faits par lui, par Lexell,Euler, Pingré, Duséjour, sur toutes ces observations, ont donné8 " 5 , 8 11 7, et 8 11 8 pour la parallaxe du soleil, Mémoires del’Académie, 1771 , 1772, 178-1 ; Mémoires de T étersbourg ,1769 , Duséjour, Traité analytique , Astronomie de la Lande.Celui-ci s’en tient à B" 6, et c’est d’après ce résultat qu’il acalculé la table des distances et des grosseurs de toutes les pla-nètes que l’on trouvera ci après.
Tel est le résultat de ce fameux passage de Vénus , qui aoccasionné tant de voyages et tant de volumes , et qui nousa enfin appris beaucoup mieux qu’on ne le savoit , l’étendue denotre univers, ou du moins de notre système solaire , on peutregarder ce passage comme une des époques mémorables dePastronomie du dix-huitième siècle.
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De la théorie de$ planètes principales et de la découvertede la planète Herschel.
Après la théorie du soleil et de la lune, la plus intéressantepour nous est celle des planètes principales dont les inouve-mens sont bien plus compliqués que ceux du soleil, soit en ap-parence