DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lxv. V. ivïseconde plus le résultat du calcul sera exact ; Terreur inévitablese répartissant sur un plus grand nombre de révolutions. On adonc eu d’abord par ce procédé le mouvement moyen de laplanète, et conséquemment si elle se mouvoit uniformément onauroit le moyen de déterminer à chaque moment sa position ;mais quand on compare des observations faites en divers pointsde l’orbite, on trouve pour Mars io° | de plus ou de moins,ce qui annonceTovalité ou Texcentricité de son orbite, et donnela mesure de la plus grande équation. 11 faut connoître aussila position de son aphélie et de son périhélie ; il suffit pourcela de trouver deux longitudes liéliocentriques éloignées decent quatre-vingt degrés, et dont Tintervale soit d’une demi ré-volution ; on est sûr que ces deux longitudes sont Tune aphélie ,et Tautre périhélie, parce que Téquation étant nulle , les lon-gitudes n’éprouvent aucun changement.
Si Ton n’a pas de longitudes héliocentrîqnes ainsi disposéeson y supplée par des tatonnemens qui réussissent très-bien ; Tonprend deux longitudes aux environs des apsides, et une prèsde la moyenne distance, ou bien une vers Tapside et deux versles moyennes distances. On calcule Terreur des tables, et comme1 erreur produite par Téquation inllue principalement dans lesunes, et Terreur sur l’aphélie influe seule sur les autres, on ar-rive en changeant ces deux éléinens à faire disparoître les troiserreurs.
On trouvera toutes ces méthodes et tous ces détails dans T as-tronomie du cit. d la Lande. II me suffit de dire, comme his-torien , que Ton est parvenu à faire des tables de toutes les pla-nètes où Terreur ne va jamais qu’à quelques secondes. Le cit.Delambre pour le Soleil, Jupiter, Saturne et Herschel ; le cit.de la Lande pour Mercure et Vénus ; le cit. Michel-le-FranqaisLalande vient de faire la môme chose pour Mars dans la Con-noissance des temps de Tan 12, ( 1804* )
11 est un troisième élément nécessaire pour le calcul du lieud une planète ; c’est la position des points où son orbite coupel’écliptique, et ^inclinaison de l’une à Tautre. Et d’abord quantà ces points d’intersections des deux plans, il est aisé de sentirque quelle que soit la position de la terre sur son orbite, lorsquela planète y passera elle paroîtra dans l’écliptique à l’observa-teur terrestre. II faudra donc qu’il soit attentif à la suivre pourdéterminer le point où eile paroîtra traverser ce cercle, ainsique le moment où cela arrivera, et il aura le lieu du nœud.Quand la planète sera à quatre-vingt-dix degrés des nœuds elleaura l a plus grande latitude possible et Ton jugera de son incli-naison sur l’écliptique.
Après ces détails préliminaires, nous allons passer succe»-