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Tome quatrième.
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1,6 HISTOIRE

sivement en revue les dilférentes planètes, et faire connoître

ce que le mouvement de chacune a de particulier.

Mtiicuiwî est , comme tout le monde sait , presque conti-nuellement enveloppé dans les rayons du soleil. 11 est deshommes, peut être même des astronomes, qui ne l’ont jamaisvu. Sa théorie a donc dû être , pendant long temps , très im-parfaite , par le défaut des observations , et elle lc seioit encore,si ses passages sur le disque du soleil, qui sont assez fréquens,n a voient pas été fort utiles pour la pei sectionner. Ajoutez àcela que 1 orbite de Mercure a été facilement reconnue pourêtre la plus excentrique de tontes. En effet, tandi. que , parexemple, dans celle de la terre ou du soleil, la distance dufoyer au centre n’est qued’environ se'ze cent quatre-vingt par-ties, dont la distance moyenne est de cent mille , ce qui n enest qu’environ la soixantième partie ; elle est pour Mercure envi-ron la cinquième partie de sa distance moyenne.

Le citoyen de la Lande entreprit en 176.j, de faire des obser-vations de Mercure dont on inanquoit totalement, et il parvintà faire des tables plus exactes que celles de Hailey; il s en pro-cura de tous les astronomes qui étoient à portée de les faire ,le citoyen Vidal à Mirepoix en a fait à lui seul plus que tous lesastronomes ensemble ; enfin, les tables de Mercure du citoyende la Lande ne présentent plus que des erreurs de quinze à vingtsecondes, ce qui est absolument insensible.

Vénus n’est pas si difficile à voir que Mercure ; c’est au con-traire celle qu’on observe plus facilement, on la voit même enplein jour à la vue simple ; aussi les tables de Cassini et de Haileyétoient elles déja très bonnes : mais les attractions de Jupiter etde la terre dérangent sensiblement le mouvement de Vénus,le citoyen de la Lande les calcula par la théorie, de l’attraction ;il sentoit que les conjonctions inférieures de Vénus étoient lescirconstances les plus favorables pour déterminer exactementles mouveinens de Vénus , il est parvenu à avoir des tables dela plus grande exactitude.

Maks est une des planètes qui ont le plus occupé les astro-nomes , parce qu’elle est une des plus excentriques. Tycho-Brahé vouloit déterminer toutes les circonstances de son mou-vement, et Kepler s’étant trouvé alors chez lui en 1600, s oc-cupa à discuter ces observations , et découvrit, p£> r leurs moyens,que forints de Mars étoit ovale , et que les aires etoient pro-portionnelles aux temps. Ces deux belles lois des mouveinenscélestes , furent le résultat de ses recherches sur les inégalitésde Mars.

Les tables de Cassini et de Hailey étoient déja d’une assezgrande exactitude pour l’orbite de Mars; mais il étoit possible