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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lxv. V. 12Zplus grand, tandis que celui dçs étoiles ne changeoit pas, il lecompara avec beaucoup de petites étoiles, et il en donna lesconfigurations dans son mémoire , avec la description d’un mi-cromètre de son invention. II fut assuré, deux jours après, quece n’étoit pas une étoile, en voyant que cet astre avoit changéde place; mais il l’avoit présumé dès la première vue, ce quiparoît surprenant, parce que , dans une lunette qui grossit centvingt fois, cette planète ne paroît pas différente d’une étoile desixième à septième grandeur ; mais il seroit encore plus difficilede croire que M. Herschel se fût apperçu de son mouvement, siquelque raison n’avoit fixé son attention sur un aussi petit astre,confondu avecd’autres; il me paroît donc certain que M. Herscheldût cette découverte à la grande force de son télescope. II endonna bientôt avis à M. Maskelyne , astronome royal d'An-gleterre ; celui-ci ayant examiné les petites étoiles auxquellesM. Herschel avoit comparé la planète , trouva sa position pourle 17 mars.

M. Maskelyne écrivit , dès les premiers jours d’avril, cettenouvelle à Paris. M. Messier commença le 16 août à observercette comète, (car on l’apela ainsi) et continua j usqu’à la find’octobre. Lemonnier , la Lande, Méchain , d’Agelet, LévêqueContinuèrent ces observations à Paris, de même que MM. Reggioet de Césaris à Milan, M. Slope à Pise, M. Toaldo à Padoue,M. Darquier à Toulouse, M. Bode à Berlin, M. Wargentin àStokolm, etc. ; le citoyen de la Lande en a rapporté un grandnombre dans les Mémoires de VAcadémie pour 1779, qui ontparu en 1782.

Aussi-tôt qu’on eût à Paris quelques jours d’observations, onentreprit de calculer cet astre comme les comètes ordinaires,dans une parabole. Méchain, Boscovich, le président de Saron,de la Place, Lexell, firent diverses tentatives ; mais comme onne pensoit pas à supposer la planète dix-huit fois plus loin quele soleil , on représentoit fort bien quelques observations , etpeu de jours après , 1 écart étoit considérable. Le président deSaron fut le premier qui, le 8 mai 1781, s’apperçut que cetteplanète devoit être fort éloignée de nous ; il l’estimoit au moinsdouze fois plus loin que le soleil, et les calculs commencèrentà s’accorder beaucoup mieux.

MM. Boscovich, Lexell, de la Place, de la Lande, calcu-lèrent donc des élémens, et peu à peu on apperçut que la dis-tance ne changeoit pas sensiblement, que l’orbite étoit presquecirculaire, et qu’il íalloit regarder cet astre comme une sep-tième planète.

Dès qu’on eût une année d’observations, on commença Lêtre assuré que la révolution était d’environ quatre-vingt-trois

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