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ans; on remarqua que la trente-quatrième étoile du taureau dansle catalogue de Flamsteed que l’on ne retrouvait plus , et laç 64 e ~ de Mayer qui manquait également, devaient être la nou-velle planète qui s’était trouvée successivement à ces deux places.Le citoyen Lemonníer la retrouva aussi parmi ses observationsdes petites étoiles, en sorte qu’on se trouva avoir tout d’un coupun siècle d’observations. Cela fournit au citoyen Delambre lemoyen de faire d’excellentes tables, qui, actuellement môme,au bout de dix ans, n’ont pas dix secondes d'erreur ; ensorteque la nouvelle planète est aussi bien connue que les anciennes.
On peut voir de plus grands détails dans l’ouvrage intitulé :Historia novi planetae Uraìh , cum tabulis pro locis planetaeHeliocentricis etgeocentricis j edidit et supputavit J. F. FFurm,Gothae , 1791, in-ò° . 186.
M. Wurm est un très-habile astronome d’Allemagne , à quiîe citoyen de la Lande communiqua les tables qui s’ìmprimaientalors pour la troisième édition de l’astronomie, ct que Delambrevenait de terminer; elles parurent en effet dans le livre de Wurmavant de paraître à Paris : mais le citoyen de la Lande se plai-gnit qu’on eût mal reconnu un pareil sacrifice , en ôtant le titredes tables qu’on tenait de lui, qui étaient tables de la planèteHerschel, pour les appeler tables d 'Uranus ; dénomination ri-dicule en soi, puisqu une petite planète ne peut être appeléel’e ciel, insultante pour celui à qui l’on en doit la découverte,et désobligeante pour celui dont on défigurait le manuscrit, enprofitant de sa complaisance à le communiquer.
Je terminerai cet exposé du système solaire par un tableaude toutes ses dimensions, d’après l’astronomie du citoyende la Lande , et les changemens qu’îl y a faits lui - mêmedans la Connaissance des Tems. Il contient ce qu’il y a deplus certain sur la figure , la disposition et les grandeurs desorbites des corps qui composent ce système. La distancemoyenne de la terre au soleil, supposée de cent mille parties,est prise pour module ou mesure commune , elle équivaut à3 5 j 480 lieues , chacune de a 5 au degré , ou de 2 280 toises,ce qui revient à 1 629 000 myriamètres, le mètre définitif ayantété fixé cn 1800 à 443 lignes 296 de notre ancienne toise.
Les longitudes suivántes en signes, degrés, minutes et se-condes, sont pour le i er . janvier 1800 à midi moyen au mé-ridien de Paris. Au moyen des révolutions, on pourra trouverles longitudes moyennes; et au moyen-de 1 équation , trouverla longitude vraie. Mais pour les planètes, cela ne donne qnela longitude vue du Soleil ; et pour avoir la longitude \ue dala terre, il faut calculer la parallaxe annuelle.