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Tome quatrième.
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core moins concluantes et moins susceptibles d’exactitude quecelles du degré du méridien.

Malgré ces indices d’un sphéroïìe allongé, les neutoniens nese rendaient point, et ils avaient plusieurs raisons très-légitiines.D’abord, sans élever aucun soupçon contre la mesure géodési-que , on peut dire que la manière de déterminer l’amplitude del’arc était bien peu propre à un objet aussi délicat. En Bre-tagne , on se servit d’anciennes observations des satellites de Ju-piter, faites par Picard et Laliire. Ces astronomes étaient sanscloute d habiles gens, et l’on ne peut douter que leurs observa-tions n’eussent à-peu-près le degré d’exactitude dont elles étaientsusceptibles de leur temps 5 mais l’iiorloge à pendule de Huygensétait à peine connue , et sans doute ces astronomes se seraientalors trouvés contens de ne pas se tromper de dix secondes surle temps. Or , une pareille erreur en donne une de z f - en lon-gitude , ce qui, sur le parallèle du quarante-cinquième degré,fait une erreur de mille six cents toises sur la distance totale ,ce qui est plus que la différence qu’on devait trouver entre ledegré du parallèle, dans l'hypothèse de la terre allongée, et lemême degré dans celle de la terre sphérique et même aplatie.Les observations employées à déterminer la différence de lon-gitude dans la partie orientale du parallèle , avaient un sem-blable défaut et même plus grand. Comme Jupiter approchaitde sa conjonction , lorsqu’on arriva à Strasbourg, on se bornaà faire usage, pour en déterminer la longitude, de quelquesanciennes observations des satellites faites par Lisenschmidt, etcorrespondantes à d'autres faites à l’ebservatoire de Paris, Celan’était assurément pas d’une exactitude propre à l’importancede la question , Eisenschmidt était un habile géographe ; maissans doute on pouvait former contre ses observations des doutesencore plus fondés que contre celles de Picard et de Lahire.

D’ailleurs , des observations d’immersions et d’émersions dessatellites, étaient peu propres à décider un point aussi délicat; caron ne pouvait dès-lors ignorer que le moment auquel on aper-çoit l’iramersion oul’émersion d’un satellite, est sujet à de grandesvariations , suivant la bonté de la vue des observateurs et laforce de leurs lunettes ; et depuis on a observé que. la hauteurde la planète sur l’horiaon, la proximité du satellite à Jupiter,le clair de lune , le plus cm moins de pureté dans l’atmosphè'recontribuaient aussi à faire apercevoir le phénomène plus oumoins tût. Ce n’est pas trop d'évaluer cette erreur possible àune demi-minute de temps. Encore ne parlé je que du premiersatellite ; car à l’égard des autres dont l’entrée dans Tombre ou lasortie est plus lente, la différence peut être plus considérable en-core : or , une demi-minute sur ìe temps dans une observation