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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VI. r45moindre que celle du pôle. II est vrai que cette hypothèse , quela terre ait été primitivement formée en sphéroïde allongé, estun peu difficile à admettre, ainsi que les autres dispositionsci dessus. Néanmoins, si les mesures réitérées eussent continuéà donner la terre allongée, il eût bien fallu le faire; tout cequi n’implique pas contradiction est possible. Toutes ces raisonsfurent principalement mises en œuvre par Mairan, dans les Mé-moires de l'Académie , pour 1720 .

On resta, ainsi pendant plusieurs années partagé sur la figurede la terre. En la question fut remise sur le tapis, et

1 on commença sérieusement à songer aux moyens de lever cetteincertitude. On eût bien voulu , comme Roubaix, cité plus haut,le proposait, mesurer deux degrés de latitude à de grandes dis-tances , pour les comparer ensemble ; mais cela ne pouvant sefaire sans dc grandes difficultés, on proposa un autre parti, cefut de mesurer un ou plusieurs degrés du parallèle de Paris, etd’en. comparer la grandeur avec celle du degré du parallèle àmême latitude sur une sphère. En effet, en supposant la terreaplatie, on trouve qu’à même latitude le parallèle du sphéroïdeaplati est plus grand que celui de la sphère, c’est le contrairesur un sphéroïde allongé. En supposant donc la mesure exactede quelques degrés du parallèle de Paris, on comptait avoir unmoyen sûr de reconnaître lequel des deux sphéroïdes était celuide la terre ; cela donna lieu dans l’académie à divers mémoiresgéométriques , sur les moyens de tracer sur la terre et de me-surer ce parallèle ; car ce n’est point une droite apparente etperpendiculaire à la méridienne. Cette droite prolongée donneun arc de grand cercle qui s’écarte de plus en plus de Tare dnparallèle; et celui ci étant fort difficile à déterminer, on se dé-cida sur la proposition de Cassini, à tracer une perpendicu-laire à la méridienne de Paris, et à s’en servir pour en déduirel’arc du parallèle.

Ea description et la mesure de la perpendiculaire à la méri-dienne dans l’étendue de la France fut donc résolue, et le Roidonna des ordres pour y travailler. Cassini , accompagné dequelques autres astronomes de l’académie, mesura d’abord en1733 et 1704, la partie de cette ligne entre la méridienne’ deParis et la partie la plus occidentale de la Bretagne ; il en fit demême de la partie orientale de cette ligne , interceptée entrel’observatoire et le méridien de Strasbourg. Par un accord quidevait sembler fatal au sentiment de la terre aplatie, ces diffé-rentes mesures conspiraient a donner le parallèle moindre quedans l’hypothèse de la terre sphérique, et par conséquent à lataire encore allongée ; mais ces sortes d’opérations étoient en-

Tome IV. T