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Tome quatrième.
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154 HISTOIRE

un arc double de la distance au zénit pour l’étoile, ou les étoilesqu’ils dévoient observer d’un des deux lieux. Cet arc , dontl’amplitude étoit déterminée avec la plus grande précision , aumoyen des tables de sinus, étoit partagé à-peu-près en deuxégalement , par la ligne de mire de la lunette, fixée au dosdu rayon.

C’est de cette manière que Eouguer et la Condamine obser-vèrent tantôt à Tarqui, antôt à Cotchesqui , termes de leur arc ,une meme étoile ; savoir , celle d’Orion , que Bayer a nommé e Jles premières observations ne furent pas heureuses. Le secteursouvent dérangé par divers accidens , leur donnoit de jour àautre des irrégularités qui ne leur permirent pas de s’en tenirlà. Ils se seraient épargné bien des peines et des inquiétudes,s’ils eussent d'abord pris le parti auquel ils recoururent enfin;savoir , celui de construire un second instrument, et de fairedes observations absolument simultanées. En effet, ignorantalors la découverte de la nutation , et obligés de mettre unintervalle considérable entre les observations faites dans l’unet l’autre de ces lieux ; ( car il fallait démonter leur instrumentunique, le transporter à travers quatre-vingt lieues de cheminsaffreux, le remonter et le rectifier par une suite d’observations)ils ne savoient à quoi imputer l’inconstance de leurs détermi-nations. Mais lorsqu’ils eurent pris le parti que nous venonsde dire , cette inconstance cessa ; ils conclurent unanimementque l’intervalle entre les zénits de leurs deux observatoires,étoit de 3° y f ì" , en prenant le milieu entre des ré-sultats dont les plus éloignés s’accordent , à trois ouquatre secondes près. C’est aussi à fort peu-près ce qui ré-sulte des observations faites en 1740 et 1741 , aussitôt quel’on put y faire les corrections convenables, pour la nutationde l’axe de la terre ; mais il est évident que les dernières ,dont un grand nombre sont simultanées, sont celles sur les-quelles on doit faire le plus de fond. Or, puisqu’on a trouvépar leur moyen la distance entre les parallèles de ces deuxpoints, égale à 176 940 toises, (suivant Bouguer) le degrévoisin de í’équateur est rédbit au niveau du poste de la pre-mière base ; (car c’est à ce niveau qu’ont été réduites lesmesurés précédentes ) se r à de 56 767 toises; inrifô cè niveauétoit de 1 226 toises nltìs Haiit que la superficie' de la mer ,suivant les mesures géométriques prises exprès par Bouguer :ainsi , réduisant la mesure ct-dessus à ce seeohd niveau-, etlui ajoutant 7 à 8 toises , è quoi il évalua 1 eriptiu c&Usée surla mesure, totale , par l’èAtensión de lâ toise ^ il a Ite' degredu méridien veys l’eqtiatéûfv îsff 5 (j y 53 toises. La Conda-mine, qui he ’dîffè’ré dé BdtiguPf çti’èir dë légéte t flétails de