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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Pabt. V. Lit. VI. 169loin de soupçonner, très-rernarquable et digne des recherches desmathématiciens, c’est que les degrés décroissent très-peu et très-lenteinent, ou de deux modules seulement, pour un degré delatitude entre les parallèles de 49 ° 56 ' 3 o ", et 47 ° 3 o w 46"»ensuite, avec une rapidité singulière, et dune quantité con-sidérable , ou de quinze modules et demi pour un degré de la-titude entre les parallèles de 47 0 3 o' 46", et de 44 0 4U 48";enfin, beaucoup encore, mais plus lentement, savoir, de septmodules entre les parallèles de 44 0 41' 48" , et de 42° iy' 20" ;c’est-à-dire que les degrés terrestres décroissent très peu et très-lentement de Dunkerque à Evaux, très rapidement et très-for-tement d’Evaux à Carcassone, et que cette diminution rapidese rallentit entre cette ville et Montjouy} ensorte que l’ellipseosculatrice de Tare mesuré, auroit ^ d’applatissement, ce quiest plus du double de ce que donne la mesure du Pérou.' Cefait si remarquable est intimément lié à celui que présentent soitles différences des azimuths calculés pour Bourges , pour Car-cassone, pour Montjouy, d’après celui de Dunkerque pris pourbase , et ces azimuths observés dans ces trois stations, soit lamarche même de ces différences ; de sorte que ces faits se serventmutuellement de confirmation, et que réunis, ils indiquent soitune irrégularité dans les méridiens terrestres, soit une ellipti-cité dans la figure de l’équateur et de ses parallèles , soit uneirrégularité dans l’intérieur de la terre , soit un effet de l’attrac-tion des montagnes, soit une action puissante de ces différentescauses réunies, ou de quelques-unes d’entr’elles ; action quin’avoit pas encore été démontrée d’une manière aussi évidente,qu’elle l’est par les résultats que nous venons de rapporter. Cesera aux géomètres à fixer leur attention sur ces faits, pourtâcher d’en démêler les élémens, et de parvenir pour la figurede la terre à une théorie plus parfaite que celle que nous pos-sédons jusqu’ici.

Après avoir discuté long-temps dans la commission , le choixqu’on pouvoit faire de ces différer,s degrés, on s’est déterminéà employer dans le calcul l’arc total entre Dunkerque et Mont-jouy, et qui est, comme Pavons dit, en mètres de 27 5 7H2.M 36 .Cet arc est le plus grand de tous ceux qui ont été mesurés jus-qu’ici , et par-là même il rend plus petite l’influence des irré-

t ularités qui peuvent se trouver dans la figure et dans l’intérieure la terre, et celles qui sont inséparables des opérations lesmieux faites.

En prenant cet arc pour base, la commission en a déduit lequart du méridien par un calcul rigoureux, dans l’hypothèseelliptique. II faut nécessairement employer, dans un pareil cal-cul, une hypothèse sur l’applatissement de la terre , et c’estTome IV . Y