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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lxv. VI. 207de la propagation snccessive de la lumière combinée avec lemouvement de la terre, qu’on seroit fondé à «'étonner que ladécouverte de l’aberration n’ait pas aussi tôt suivi celle du mou-vement de la lumière , faite en 1675. Cependant elle n'est venuequ’en 1728 , et elle a été uniquement le fruit de l’observation.Nous allons raconter comment Eradley y fut conduit.

Quoique le mouvement de la terre soit suffisamment établipar une foule de raisons de convenance , d’harmonie et demécanique, et par l’assemblage de toutes les parties du systèmedu monde , on étoit bien aise d’avoir une preuve absolumentpositive de cette vérité astronomique, telle que celle de la pa-rallaxe annuelle des fixes ( Astronomie art. 2784 et suiv.) Aussi,plusieurs astronomes ont-ils travaillé en divers temps à la dé-montrer et à la déterminer. Les changemens observés par Picardet Flamsteed dans la position des étoiles, firent croire d’abordque c’étoit l’effet de la parallaxe annuelle. En effet, si la terretournant autour du soleil S (Jìg. 5 ) se trouve en six mois allerde A en B, elle doit voir l’etoileE dans deux directions diffé-rentes, à moins que l’étoile ne soit si éloignée que l’angleE oula parallaxe annuelle ne soit absolument insensible.

Mais on reconnut que les changemens observés ne s’accordoientpas avec la parallaxe, et Hooke ayant cru savoir observée, laquestion étoit devenue difficile.

Ce fut pour l’éclaircir que Samuel Molyneux entreprit, versl’année 1726, de nouvelles observations. 11 éleva pour cet effetà Kew un instrument à-peu près semblable à celui que Hookeavoit employé pour le même objet , mais bien plus parfait etplus exact, fait à Londres par Graham. Cet instrument consis-toit en un long tube d’environ 2 5 pieds, dont les extrémitésportoient les verres de la lunette. Ce tube étoit suspendu verssa partie supérieure par un axe perpendiculaire à celui du tubeet passoit par le centre de 1 objectif , de manière que ce tubeétant livré à lui même la ligne de mire regardoit précisément lezénit. D’un point de Taxe sur lequel s’exécutoit ce mouvement,

Í >endoit un fil à plomb très délié, dont la partie inférieure rasoita surface d’une bande de laiton faisant corps avec le tube, etqui étoit marquée de plusieurs points placés à égales distances ;à côté étoit une vis qui , en tournant , repoussoit le tube dela lunette hors de la situation verticale , mais toujours dans leplan du méridien, et qui par un cadran marquoit les toursqu’elle avoit faits. On peut voir la description et la figure d’unsecteur semblable dans l'ouviage de Maupertuis. ( Hegté duMéridien 174° ).

Cette constmction entendue » Tusage de l’ìnstrument est fa-cile à concevoir. On sent qu’il avoit d’abord fallu disposer la