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Tome quatrième.
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214 HISTOIRE

partla lumière, et l’observateur. 11 y a encore plusieurs autres causesde complication ; mais ce surplus de difficulté ne pouvoit arrêterun géomètre, fait pour en surmonter bien d’autres. II part d unesupposition semblable à celle qu’il avoit analysée dans son mé-moire sur l’aberration des fixes en 17^7. Là il supposoit uncorps immobile comme un nuage d’où tomberoient une infinitéde corpuscules comme de grêle ou de pluye perpendiculaire-ment à un plan qui auroit lui-même un mouvement dans unsens quelconque et avec une vitesse dont on auroit le rapportavec celle de ces corpuscules. Il s’agit dans cette suppositionde déterminer sous quel angle ce plan seroit frappé par cescorpuscules, ensorte que si, par exemple, on leur présentoitun tube , il faudroit déterminer sous quel angle il devroit êtreincliné pour qu’un de ces corpuscules suivit la direction de sonaxe. Le problème est réduit par-là à une simple décomposi-tion de mouvement ; il n’y a qu’à supposer immobile le pian,et donner au corps d’où partent les corpuscules en questionun mouvement parallèle et égal, mais en sens contraire à celuidu plan ; prendre sur la direction de ce mouvement une lignequelconque,et sur celle du corpuscule tombant une autre quisoit à la première comme la vitesse de la chute à la vitesse duplan, rapport qui est donné. La diagonale du paraléllogramedécrit sur ces deux lignes sera la direction du corps tombantà l’égard du plan. Si donc on place dans cette direction untube , il sera enfilé parallèlement à ses côtés par les corpusculestombans.

> Mais si le nuage ou corps d’où l’on suppose que tombent cescorpuscules est lui-même porté dans l’espace avec une vitessedonnée, c’est-à-dire, dont le rapport avec la vitesse de cescorpuscules et celle du plan soit connu ; il s’agit de déterminerégalement l’angle que devra faire avec le plan le tube qui doitêtre enfilé parallèlement à son axe par ces corpuscules.

D’après ces considérations Clairaut calcula pour chacune desplanètes deux formules qui, au moyen de la connoissance res-pective de leurs distances à l’égard de la terre , et de leurs di-rections et vitesses respectives, toujours données par les tables,font connoître de combien le lieu de la planète est avancé ouretardé à l’égard du lieu qu’elle occupe réellement, tant enlongitude qu’en latitude, cette quantité ne sauroit se négligeraujourd’hui dans l’astronomie puisqu’elle va à do" pour Mer-cure, 4 -ó pour Vénus, 36 pour Mars, 29 pour Jupiter , 26 pourSaturne, et 2 5 fl pour Herschel. Celle du soleil est de 20" et nedoit point être négligée quand on calcule le lieu d’unc planète ;il n’y a que peud'années qu’011 a fait cette remarque. Une règlebien simple pour trouver l’aberration d’une planète et qui est