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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VI. 2,7mettent à revenir à leur première position ; ce qui donna lieude soupçonner que cette irrégularité tenoit à la position de cesnœuds j et comme une idée lumineuse en amène ordinairementbientôt un autre, que c’étoit l’eífèt de l’action de la lune surl’équateur terrestre ; eníin , que cet effet étoit d’abaisser et éle-ver alternativement le plan de l’équateur à l’égard de celui del’écliptique. Les irrégularités observées pendant cette périoded’années étant calculées d’après ce principe disparoissoient,ensorte que vers 1747, il se trouva en état d’annoncer cette nou-velle découverte.

Je remarquerai cependant que dès 1787 Bradley commençaà faire plus que soupçonner la cause de cet écart apparent desétoiles ; car il l’annonça à le Monnier en l’invitant à en faireusage dans le calcul des Observations de Laponie , et le Monnierrendit compte, en 1 , à l’Académie des Sciences de ses

observations qui s’accordoient avec celles de Bradley.

Mais il ne suffit pas de connoître la quantité de cet écart dansses extrêmes ; il est nécessaire de pouvoir le calculer dans lesétat moyens. C’est aussi ce que fait Bradley au moyen d’unehypothèse, dont il attribue l’idée à Machin, mais qui rentroitdans les epicycles dont les astronomes s’étoient servi de tousles temps pour expliquer les inégalités périodiques. Il supposeque le pôle décrit en 18 ans un cercle de 18 secondes de dia-mètre, et qu’il est toujours à 90 0 du nœud de la lune. C’est surce principe que Bradley a établi les analogies et les tables qu’ila données pour le calcul de la nutation à cnaque moment, lors-qu’on connoît le lieu du nœud ascendant de la lune. Ces tablessont au nombre de trois, l’une pour le vrai point du ciel oùl’équateur coupe l’écliptique, c’est-à-dire pour le point équi-noxial ; la seconde, la vraie obliquité de l’écliptique, et la troi-sième la quantité de la précession elle-même ; car à raison dece mouvement du pôle de la terre, le mouvement des pointséquinoxiaux est inégal, et conséquemment a besoin dans cettepériode de 18 ans 7 mois d’être rectifié par une petite équation.

Nous remarquerons néanmoins ici d’avance que d’après lathéorie physique exacte de la nutation, la trace du pôle nedoit pas être un cercle, mais une ellipse dont le grand axeest de 18" et le petit de i 3 "; Bradley l’avoit soupçonné lui-mêine. Mais ce fut d’Alembert qui en donna la preuve et lecalcul en 1749 dans ses Recherches sur la précession , et lecitoyen de la Lande en donna des tables dans l’édition fran-çaise des Tables de Halley. Ces différences dans les positionsdes étoiles sont si peu considérables qu’il n’est pas étonnantqu’elles échappent à l’observation. Mais la théorie ici plus sûreque l’observation même exige qu’on employé cette considération.

Tome J r. Ee