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Tome quatrième.
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si6 HISTOIRE

valla de neuf ans et quelques mois , l’inclinaison augmente dansla demi période suivante de 18" , ainsi l’on doit regarder commela véritable inclinaison de l’équateur à l’écliptique , celle quitient un milieu entre la plus grande et la moindre.

Ce mouvement déjà soupçonné par JNewton , d’après les prin-cipes de la gravitation universelle, a été vérifié par les obser-vations de Bradíey. Nous devons même observer encore qu’onvoit par les ouvrages d’Horrebow , que Roemer avoit aussi étéporté à imputer à une certaine vacillation de Taxe terrestreles irrégularités dans des déclinaisons d’étoiles qu’il ne pou voitexpliquer ni par les réfractions ni par la parallaxe annuelle ;Flamsteed enfin avoit aussi eu une pareille idée et avoit espéré,vers r6t)o, pouvoir la vérifier au moyen des étoiles voisines duzénith, mais faute d’instrumens assez grands il y avoitrenoncé (1).Mais tout cela diminue peu l’obligation qu’on a à Bradley deBavoir démontrée ; car il lui a fallu la séparer d une autre iné-galité , celle de i’aberration, chose qu’il n’a pu faire que parune sagacité, une constance a observer qui rendront à jamaisson nom immortel dans les fastes de l’astronomie. C’est ainsique Newton n’en est pas moins justement réputé fauteur dusystème de la gravitation universelle, quoique Kepler, Rober-val, Fermât et Flooke l’eussent déjà entrevue. Pour exposerpar quelle succession d’idées Bradley est parvenu à cette décou-verte , nous ne pouvons mieux faire à cet égard que de suivrela narration qu’il en fit lui-même dans une lettre qu’il écrività milord Macclesfield , en 1747, publiée dans les Transactionsde janvier 1748. II avoit reconnu en 1728 le changement an-nuel de 20 secondes dans toutes les étoiles , qu’il appeloit aber-ration , que nous avons expliquée. En continuant ses observationsdans les années suivantes pour vérifier la quantité de cette aber-ration , et l’ayant mis dans le plus grand degré d’évidence, ilne tarda pas à s’appercevoir encore d’une nouvelle irrégula-rité dans les déclinaisons des étoiles , qui ne pouvoit se concilierni avec la quantité connue de la précession, ni avec l’aberration.11 étoit encore incertain de la cause, et cherchant à la devineril continua d’observer pendant neuf années pour démêler lapériode de cette irrégularité*, il remarqua enfin qu’après unterme de quatre années où elle avoit continuellement augmenté ,elle commença à diminuer, et qu’au bout de dix - huit années toutétoit rétabli dans le premier état, c’est-à-dire , que les lieux desétoiles calculés d’après la théorie de la précession et celle del’aberration n’éprouvoit plus aucun écart. Or un intervalle dedix-huit ans et quelques mois, est celui que les nœuds de la lune

(1) Ilist. cœlestis, t. 111. p. 113.

mettent