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s eroit moindre que ~ , ce qui s’accorde d’une manière remar-quable avec les résultats déduits des observations du.penduleen différens pays de la terre.
V I.
De la diminution de l’obliquité de VEcliptique.
On a vu dans notre premier volume, p. 2^3 , qu’Eratosthènedétermina l'obliquité de l’écliptique de 23° ói' ; elle n’est plusaujourd’hui que de 23° o!Ò'. Cependant, la diminution de l'obli-quité de l’écliptique a été pendant long-temps une questionindécise , et qui mérite que nous y revenions et que no usfassions connoître ce qui résulte sur ce sujet, des observationset des recherches de l’Astronomie moderne.
II y a déjà long-temps que les astronomes ont soupçonné ladiminution de l’ohliquité de l’écliptique. II étoit impossible qu’itleur échappât que cette obliquité étoit beaucoup moindre de nosjours que du temps des anciens. Tycho, en effet, ne latrouvoitque de 2 ò° 3i' ; aussi en concluoit-il cette diminution et mêmeil en trouvoit d’autres preuves dans le changement de latitudede diverses étoiles, et en particulier de quelques-unes situéesprès du colure des solstices. Mais il y en avoit qui auroientprouvé le contraire, comme celui de Sirius, dont la latitudeaugmente plutôt qu’elle ne diminue.
Les astronomes ont donc été partagés quelque temps sur cepoint important de l’Astronomie-pratique et même physique,Lahire imputoit à l’erreur des observations les différences ob-servées entre l’inclinaison de l’écliptique donnée par Ptoléméeet les autres anciens astronomes , et celle des astronomes lesplus récens ; il lui sembloit que si on la voyoit continuellementdiminuer depuis cet astronome ancien , cela venoit de çe que l’as-tronomie-pratique s’étoit successivement perfectionnée , et queconséquemment on s’étoit par degrés approché d’une détermi-nation plus exacte. La question ne pouvoit être décidée quedans ces derniers temps , soit au moyen de l’observation , soitpar les lumières de l’Astronomie-physique.
Mais c est surtout vers l’année 1714 que cette question acommencé à être fort agitée, et c’est le chevalier de Louvillequi la remit en quelque sorte sur le tapis en la traitant avecun grand appareil d’érudition astronomique, dans des mémoiresdont on lit l’extraitdans ceux de l’Acad. des Sciences de 1714 6t1716. Personne n’a fait autant d’efforts que cet astronome pourétablir cette variation. II faisoit aussi valoir cette tradition desCaldéens, suivant laquelle ils avoient des observations de 4o3cco