DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VI. aStSolaire des plus voisins ? Cela ne seroit pas dans l’ordre des chosesde cet univers qui paroissent assujéties à des périodes réglées ; ildtoit plus conforme à Cet ordre dë regarder ces corps cómmèdes astres ayant des cours réglés autour de notre soleil, et Newtonï’avoit indiqué. Comme une parabole, dans la partie voisine deson sommet, diffère peu d’une ellipse extrêmement allongée , ils’en suivoit que ces astres íaisoient leur cours dans des ellipses siallongées, qu’ils échappoient à notre vue quand ils approchoientde leur plus grand éloignement du soleil, et ne frappoient nosregards que quand ils se rapprochoient du foyer où le soleil estplacé.
En conséquence Halley rechercha toutes les observationsde comètes, il en trouva 24 dont on avoit des observationsprésentant quelque degré d’exactitude. Dès-lors les astronomesfurent très attentifs aux comètes, dans la vue d’en tirer des induc-tions propres à établir ou renverser la théorie neutoniene. Nouspouvons dire avec assurance qu’il n’en est aucune qui nèí’ait confirmé , an moins en ce point, qu’elles font leurs coursdans des orbites paraboliques, ou très-approchantes des para-boles, et qu elles sont, sujettes aux mêmes lois d’attractìon queles planètes , le soleil occupant le foyer de leur orbite indéfini-ment allongée ; mais alors on ne cherchoit pas les comètes , onse contentoit de les observer quand elles frappoient les yeux ;aussi de 1687 à \ jSj , on n’en observa que 20 , et de 1767 à 1800,l’on en a vu 4 4 -
Halley publia en 1705 les calculs qu’il avoit faits des 24 comètesobservées ( Philos. Trans. 1705, n°. 297, tom. 24 , p. 188 ; ) maisil ne donna pas la méthode par laquelle il trouvoit les é lé m en sde chaque orbite autour du soleil, par les observations faites surla terre.
Le Monnier, qui étoit ardent à suivre et à accélérer les pro-grès de l’astronoinìe, publia en 1748 sa Théorie des Comètes, oùétoit la traduction de la Cométoçraphi.e de Halley, et une mé-thode que Bradley lui avoit communiquée pour faire les calculsd’un orbite d’après trois observations.
La Caille, dans son discours sur les progrès de l’astronomie ,qui est à la tête de ses Ephémérìdes , ij65-ijj4 , p. xliij, dit queMaraldi s’étoit frayé une route particulière ; de sorte qu’an moisde juillet 1748, d lut à l’Académie la première théorie de comètequi ait été calculée en I rance.
La Caille fit aussi un excellent mémoire sur la manière de cal-culer les orbites des comètes par trois observations au moyend’une méthode indirecte, mais simple, commode et générale ;c’est la première qui ait été publiée avec assea de détail pour êtred’un. usage général, Mém. de L’Acad. 1746.
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