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Tome quatrième.
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3 oo HISTOIRE, &c.

l’étendue et la puissance de l’analyse, au dégré où elle a étéportée dans ce dix-huitième siècle.

On a obj ecté cent fois aux New toniens que si PattraGtion de la luneétoit la cause des marées, elles auroient lieu dans la Méditerranéeet les autres petites mers. Mais la réponse est déjà dans les livresque nous avons cités; il ne peut y avoir de marée sensible quelorsqu’une mer s’étend assez considérablement pour que l’iné-galité de faction du soleil et de la lune sur ses parties opposéessoit sensible. Prenons pour exemple la Méditerranée ; c’est detoutes les mers interieures la plus étendue en longitude ; cardu détroit de Gibraltar jusqu’au fond de cette mer on compteenviron 3 o degrés ; supposons le soleil dans le méridien le plusoriental de cette mer, ce sera alors qu’il exercera sur les eauxde cette partie la plus grande force pour en troubler l’équi-libre, et si f étendue de cette mer alloit jusqu’à 90° ou l’excédoit,il est très-certain qu’on y appercevroit une réciprocation de l està l’ouest, et de l’ouest à l’est. Car tandis que d’un côté le soleilou la lune diminueroit la pesanteur des eaux, cette pesan-teur seroit augmentée à l’autre extrémité. Mais à 3 o degrés dedistance de l’un ou l’autre de ces astres, faction est trop peudifférente. Ainsi f équilibre est à peine troublé, et f inertie dela masse des eaux ne lui permettant pas d’y obéir sur-le-champ,le mouvement imprimé est bientôt détruit par un contraire ; ainsiil ne doit résulter de cette inégalité qu’un mouvement insen-sible. Au reste, on trouve dans le traité du cit. de la Landeun grand nombre d’observations du cit. d’Angos, qui prouventqu’à Toulon il y a un pied de marée, trois heures après le passagecle la lune au méridien. On s'en apperçoit aussi au fond du golfeAdriatique, et l’on éprouve à Venise un flux et reflux qui n’excèdepas deux pieds , à moins qu’il ne soit secondé par un ventimpétueux de sud - est qui ensile directement ce golfe et enporte les eaux vers le fond. Toaldo novae tabulae Barometriaestusque maris , 17 63 . Délia vera ìnfluenza de gli as tri, 1781,

Bianchi a donné un traité particulier sur le flux et reflux de lamer Adriatique. II y a un mémoire du P. Pézénas dans le Recueilde l’Observatoire de Marseille sur les marées de ce port.

Si la mer Méditerranée éprouve à peine un flux et refluxtant soit peu sensible, à plus forte raison la mer Baltique beau-coup plus septentrionale , la mer Caspienne , entièrement close,ne doivent-elles en éprouver aucun. On peut voir des calculsà ce sujet dans les pièces de Bernoulli et d’Euler, qui donnentà cet égard des détails rigoureux, et dans le Traité du fluxet reflux de la mer, par le cit. de la Lande , 1781, p. 119et suiv. où il a démontré des formules que Bernoulli n’avoiffait qu’indiquer.