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Tome quatrième.
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3l2 HISTOIRE

la méthode des longitudes est si importante, qu’il étoit utilede donner aux marins comme aux astronomes une facilité pourles observations mêmedes moins ordinaires. Aussi le ministrede la marine crut devoir favoriser l’impression de ces nouvellestables, en souscrivant pour cent exemplaires en faveur d u cit.Aubert, d’Avignon, qui avoit le courage d’en entreprendre l’im-presssion. Quand on connoît la nonagésime et qu’on veut avoirla parallaxe de longitude et de latitude, il faut employer uneformule assez compliquée. Mais si l’on ne veut qu’une préci-sion de quelques secondes, on peut recourir aux tables qui sontdans Riccioli : Astronomia reformata.

Les catalogues d’étoiles doivent être compris au nombre destables astronomiques les plus importantes et les plus usuelles.Ceux de Flamsteed, la Caille, Mayer et Bradley étoient les plusutiles avant celui du cit. de la Lande. Les quatre premiers ontété, réunis en 1780 dans un grand ouvrage intitulé : A spé-cimen o f a général astronomical catalogue ou Catalogue gé-néral des étoiles rangées par zones de distance au pâle pourle premier janvier 1790 , contenant la comparaison des posi-tions moyennes des étoiles, des nébuleuses, des amas d’étoilesde Herschel et des principaux astronomes , avec le plan d’uneméthode régulière d’observer tout le ciel par le concours desastronomes de toutes les nations, de former un registre exactde son état présent et de découvrir les altérations auxquels ilpeut être sujet, par François Wollaston , de la Société royalede Londres , 272 pages in-folio.

Les catalogues d’étoiles alors connus contiennent environ6 000 étoiles , mais les unes sont pour 1690, les autres pour\j 5 o. Les astronomes avoient. besoin de les avoir toutes pourle temps actuel , et surtout de voir les différences qu’il y a pourla inême étoile entre les divers astronomes. M. Bode l’avoit faitdéjà dans le Recueil des tables de Berlin , en 1766 et dansson atlas, en 1782. M. Wolaston l’a fait avec bien plus dé-tendue et plus de soin, et son ouvrage est une chose essen-tielle pour tous les astronomes , ce qui nous porte à rendrecompte de cet ouvrage avec un certain détail.

L'ouvrage est dédié au roi d’Angleterre, à qui l’astronomiea les plus grandes obligations , qui la cultive personnelle-ment, à qui nous devons le grand télescope de M. Herschel, etqui a placé à l’Observatoire royal de Greenwich M. Maskelyne,à qui l’on doit le plus précieux recueil d’observations que nousayons actuellement, en 3 vol. in-folio .

M. Wollaston , ministre du Saint-Evangile a Chislehurst ,près de Greenwich , (où il a i 4 en fan s vivans ) aime ì’astrono-mie. la cultive, et a donné des mémoires dans les l'ransac-

tions