DES MATHÉMATIQUES. Paht.V.Liv. VII. 3arallaxes, tables du nonagésime, table de la grandeur et de ladurée des éclipses de ía lune ; on les trouve dans Riccioli,Astronomie rèjonnata, dans les Táblés de Cássini; cn en trouveune partie dans l’ Astronomie du cit. de la Lande, dans ìa Con-naissance des Temps pour ijj5. Le P. Pilgram a donné dansles Ephémérides de Vienne en Autriche ,. des tables pour cal-culer les projections dans les éclipses de soleil et les ellipsesqui représ.entent les, différents parallèles de la terre. Mais leplus grand recueil de tables pour les éclipses est celui du cit.Pierre f Evoque, intitulé : Tables générales d c la hauteur et dela longitude du nonagésime pour tous les pays de la terre.Avignon, 1776, en 2 vol. in- 8°.
Le nonagésime est le point le plus élevé de l’écliptique, oucelui qui est à 90° du point qui se lève ct de celui qui se couche :ainsi des tables du nonagésime servent à faire connoître, pourun instant donné, la situation de l’écliptiquë, et par conséquentcelles des astres que les astronomes ont coutume de rapporterà l’écliptique. Parmi les méthodes employées pour le calcul desparallaxes', soit dans les éclipses, soit dans les observations dedistances entre la lune et les étoiles qui se font en ruer, la mé-thode du nonagésime a paru la plus facile à réduire en tables.En conséquence, Kepler en donna une table en 1627. RiccioliJa publia en i665 dans son Astronomie reformata, quoiquepeu étendue et peu complète. Le cit. de la Lande, dans la pre-mière édition de son grand ouvrage d’astronomie, publiée en1764, donna le modèle d’une table du nonagésime beaucoupplus commode que celle de Kepler; et dans la Connoìssancedes temps de 1767, il donna un table détaillée pour la latitudede Paris. Il engagea le cit. Mougin à èn calculer de semblablespour différentes latitudes, et il les publia dans la Connoìssancedes Temps de 177^, èt dans les suivantes; eníin, il engageale cit. Levêque , en 1773, à terminer ce travail pour futilitéde la marine, et il se chargea d’en accélérer la publication pourcoopérer à la révolution heureuse qui commencoit à se fairedepuis quelques années dans la navigation de France, par lesobservations des longitudes ou des distances de la lune auxétoiles; elles devenoient alors de jour à autre plus fréquenteset plus utiles ; il sentoit avec raison, que quand on observoitdes conjonctions ou de petites distances, par le moyen des hé-liomètres, ou mégamètres, les tables générales du nonagésimed.çyiendroient d’un usage important pour les navigateurs. II estvrai que l’on observe plus communément et plus facilement degrandes distances depuis i5° jusqu’à ioo° avec les instrumensà réflexion, et pour ces observations-là l’on a les grandes tablespubliées à Londres par lè bureau des longitudes; mais enlin