DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VII. 3 aicalquée , pour ainsi dire, sur un modèle uniforme, étoit commeun vieux almanac sans utilité, au moment où expiroit satinéepour laquelle il étoit fait; mais elle n’a pas été plutôt coníiée àcet astronome, qu’elle est devenue d’une utilité générale etpresque constante , par les additions qu'il y a faites. Tellessont celles des notices des nouvelles découvertes astronomiques,faites les années précédentes, des discussions de points fonda-mentaux de l’astronornie , sur la réfraction , l’obliquité de l’é-cliptique, la notation de saxe terrestre, &c. de nouvelles mé-thodes ou formules de calcul ; des tables particulières difficiles àse procurer, ou d’autres calculées exprès, des indications deslivres nouveaux sur l’astronomie ; quelques détails enfin sur lespersonnes et les travaux des astronomes célèbres qui venoientde terminer leur carrière. Le dirai je, le cit. de la Lande eutd’abord quelques désapprobateurs , tant il est vrai qu’il est dif-ficile de secouer une vieille habitude, et d'en prendre une meil-leure. Mais il est aisé de sentir que c’étoit-là un moyen d’aug-inenter l’intérêt de cet ouvrage ; aussi le cit. de la Lande a-t-il été imité par ses successeurs , Jeaurat et Méchain. Depuisce temps, la Connoissance des temps est un ouvrage à con-server parmi les livres astronomiques , à consulter presqu’àchaque moment; et depuis 1795 que le cit. de la Lande eu arepris la rédaction, il a encore étendu cet utile ouvrage.
11 restoit, relativement à cet almanac, quelque chose a désirer;c’étoit que sa publication anticipât davantage l’année à laquelleil étoit destiné, alin qu’il pût parvenir à temps dans les en-droits les plus éloignés du globe , et servir à la navigation, età la perfection de la géographie. Les derniers volumes , en sesuccédant plus rapidement, ont rempli cet objet ; car en 1801 ,nous avons déjà le volume de i8od ; ainsi il pourra arrivermême à Pékin avant cette époque , et servir au retour.
La Société Royale de Londres, dont la constitution est fortdifférente de celle de l’Académie des sciences, n’avoit jamais pu-blié de pareilles éphémérides ; mais le bureau des longitudes , oula commission établie pour examiner les inventions tendantesà résoudre le problème des longitudes sur mer, a senti, il ya quelques années , futilité d’une semblable publication pourles navigateurs anglois. II commerça, en 1767, à publier unalmanac nautique r Fhe nautical almanac, orastronomicalephe-meris , qui est déjà imprimé pour i 8 o 5 . Cet ouvrage calculé àgrands frais, et avec une précision extrême sous la diction deM. Maskelyne, est extrêmement important pour les navigateurs.
L'Académie royale des sciences et belles lettres de Prussepublie aussi annuellement, depuis 1766, des éphémérides sem-blables à la Connoissance des temps , sous le titre de : Astrono-Jome IV. S s