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Tome quatrième.
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323 histoire

miches jahrbuch , &c. Cet ouvrage contient, outre le tableaudes mouvemens célestes pour Tannée, une multitude de disser-tations et de petits mémoires intéressans sur toutes les partiesde l’astronomie. C’est un précieux recueil d’excellentes chosesqui fait honneur au rédacteur , M. L ode , astronome del’Académie.

Les astronomes de Vienne commencèrent en 1757 un sem-blable recueil; le P. Hell, le P. Pilgrara, M. Triesnecker et M.Burg en ont été les auteurs.

, En 1775, M. de Cesaris, à Milan donna aussi des éphémé-rides qu’ila continuées jusqu’à présent, où MM. Oriani etReggion’ont cessé de mettre des mémoires intéressans.

I I I.

Du Calendrier grégorien.

La réformation du calendrier, exécutée par Grégoire XIIT,et dont nous avons parlé, tom. I, p. 674 , n’a pas été d'abordreçue dans tous les pays chrétiens, même en ce qui concernel’année solaire, sur laquelle il aurait dû avoir T assentiment gé-néral. La scission d’une partie de TEurope d’avec Rome , étoittrop récente pour que Touvrage du pontife romain , quelqueparfait qu’il eût été, fût admis par les peuples qui s’étaientséparés de sa communion. Une partie considérable de l’Alle-magne , le Danemarck, la Suède et TAngleterre restèrent doueattachés à leur ancien calendrier, malgré ses vices reconnus.Je ne dis rien de l’Eglise grecque et de ses différentes branches ,dont l’horreur pour Rome, depuis le schisme de Photius, égale,si elle ne la surpasse, celle des communions protestantes pourleur ancienne métropole.

Tout le reste du seizième siècle et la totalité du dix-septièmese passèrent ainsi ; une partie de TEurope faisant usage de Tan-don calendrier, et l’autre du nouveau. On voit cependant parles mémoires des sciences et des beaux arts (janv. 1708) qu’ony avait pensé ; on y rend compte d’un ouvrage intitulé : Disjm -tationes tres de optimâ temporum emendatione , praeside Hen-rìco Klausìng Vyittembergaepraelo Gerdessano , ìn-/\°.

L’auteur dit que dès Tannée 1612, Teinpereur Matthias avoitsollicité les Protestans d’éviter les inconvéniens qui naissoientde l’usage de deux calendriers différons dans le même pays ,dans les mêmes villes. Une foule d’écrivains, aussi entêtés Lu-thériens, qu’ignorans astronomes, s’y opposèrent. Des mathé-maticiens plus sensés proposèrent des moyens de conciliation.