DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VII. 3 a 5pour être encore plus exact, en 1 6 lieures très-longues et en3 7 très-courtes. II publia sur ce sujet un petit livre in-l\°. im-primé à Kiel , dont voici le titre en abrégé : JSÍuvum horolo-gium , mediante quo , dies naturalis semper hàctenus ìn horas'j. 4 / o n gas. divisas , ob duplicem cy c lu m. ìqlcrcalarem , nontanthm ìn 29 breves, &c. distrìhuitnr , ut an nu s Solaris exactemensurari , et calendarium in certain ., immutabilem , naturaeque convenientem formant redigi , merìdiani etiam accuratis-simê disponì , ac hoc modo Locoram longitndines corrìgi ,queant. Opus astronomìs , &c.
Cependant au milieu de tous ces débats, le temps s écoulait,et les trois quarts environ de 1699 étoient passés , que l’onn’avoit encore rien décidé. En lin la Diète se détermina à prendreun parti, et sur le rapport, à ce qu’il nous paroît, de Meyer,étayé de ceux de Sturm et Hamberger , elle prononça la ré-forme. Lc conctusum des états évangéliques, donné le 2,3 sep-tembre 1699 , fut en substance :
i°. Que l'année suivante , 1700, tous les jours de février,passé le 18, seroient supprimés , en sorte que le jour suivant,au lien d’être le 19 février, seroit le 1 e1 ' mars.
2 0 . Que pour la fixation de la Pâque et autres fêtes mobilescn dépendantes , on auroit recours au calcul astronomique,c’est-à-dire que le jour et moment de l’équinoxe du printempset de la pleine lune seroient calculés astronomiqueinenl. Laproclamation suivit quelques jours après, et telle est la formede calendrier dont usent les états protestans d’Allemagne depuisle commencement de ce siècle.
On croît communément que ce fût Weigel qui influa prin-cipalement par son avis sur cette décision. Mais on est dansTerreur ; Weigel avoit adopté la façon de penser de líoemerqui, tout en reconnaissant les défauts (inévitables) du calen-drier grégorien, pensoit qu’on devoit T adopter, et qui ne selaissoit pas toucher par les petites raisons d’hmneur ou d'ini-mitié contre la cour de Home. Mais l’histoire nous apprendque ce sont précisément ces raisons qui décident les; assembléesnombreuses, où presque toujours les passions exercent le plusleur empire. Weigel étoit mort dès le mois de mars 16995 etdans ce qui nous reste de ses écrits donnés à la Diète, on nevoit point qu’il ait conseillé le calcul astronomique pour déter-miner la pleine lune pascale. II voúloit le calendrier grégorien ;mais pour ne pas blesser les oreilles protestantes , iì Tappeloitle calendrier Julien 'corrigé.
Des Protestans impartiaux n’ont pas laissé échapper les dé-fauts de cette décision. 11 paroît du premier a-bord que rienn’est mieux imaginé que de recourir au calcul astronomique