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geinent ; mais d’autres pins raisonnables tournèrent la choseen plaisanterie , et íirent voir que si toute une nation libredevoit dormir pendant n jours consécutifs, ses ennemis dé-voient nécessairement dormir aussi. Quant à la manière dontla Pâque est déterminée en Angleterre, d’après le calcul astro-nomique des momens de l’équinoxe vernal et de la nouvellelune, il peut fort bien arriver qu’on ne s’accorde pas toujoursavec les autres pays protestans ; car sans doute l’Angleterren’emploie pas à ce calcul les Tables Rudolphines, et ne comptepas d’après le méridien d’Uranibourg , comme l’on fait enAllemagne.
Dans le temps qu’on traitoit cette question en Allemagne ,Clément XII établit une congrégation pour l'examen du ca-lendrier; Bianchini qui en étoít secrétaire, fit à celte occasionun savant ouvrage intitulé : Solutio problematis paschaLis, 1703,qui contient une trèi-bonne doctrine , soit en histoire ecclé-siastique, soit en astronomie, et des vues fort justes sur laperfection du calendrier. Parmi les nouveautés du ressort decet ouvrage qu’on y rencontre , est une période remarquablede 1184 ans, tellement constituée, que de quatre années sé-- culaires , la première seule soit bissextile , suivant l’usage ducalendrier grégorien, mais que la dernière année du cycle, quidevroit être bissextile, ne le soit pas. Cette période à l’avantagede ramener à son renouvellement les nouvelles lunes et lacélébration de Pâque , précisément au même jour et à la mêmeminute. Bianchini applique cette remarque à un nouveau sys-tème de calendrier. 11 propose aussi un nouveau cycle de huitlettres seulement , pour renfermer toutes les variations desnouvelles lunes et des fêtes mobiles ; et dans un ouvrage par-ticulier intitulé : de calendario et cyclo Caesaris , il lait voirque ces huit lettres, sur l’usage (lesquelles on s’étoit trompéjusqu’alors , en les prenant pour nundinales , ou servant à in-diquer les jours, de marché , dépendoient d’un cycle lunaire ;ce qui est un curieux morceau d’érudition et d’antiquité astro-nomique,
Gassini communiqua aussi ses vues à la congrégation du ca-lendrier , dans divers mémoires dont on voit le précis parmiceux de l’Académie des sciences des années 1701 et 1702. Cen’étoit pas seulement à cette occasion que ce célèbre astronomeavoit examine le. calendrier grégorien ; il y avoit déjà long-temps que réfléchissant sur les iégeys défauts qui s’y trouvent, ilavoit publié une nouvelle méthode pour fixer invariablement leséquinoxes au même jour, et régler les épactes et les nouvelleslunes d’une manière plus parfaite. Cet ouvrage avoit paru en1679, in- 4°. On trouve aussi dans le catalogue.de ses écrits