DES MATHEMATIQUES. Part. V. Lit. VII. ^29|o projet d’une période luni-solairc et paschale , mais qui n ajamais vu le jour. Dans les mémoires qu’il communiqua àl'assemblée du calendrier, il se borna à remarquer la nécessité desuivre exactement le projet de réformation tel que Grégoire XIIIl’avoit d’abord proposé, et de corriger l’anticipation des nou-velles lunes astronomiques sur les ecclésiastiques, que Clavius,induit par des raisons qu’il n’approuve pas, avoit laissé subsister,et qui est d’environ un jour. C’est-là l’unjque endroit défec-tueux que Gassini ait trouvé dans le calendrier grégorien. 11 luidonne d ailleurs de grands éloges , et il y observe plusieurs per-fections remarquables, en ce qui concerne la détermination dela grandeur des années, soit solaire , soit lunaire. 11 faut cepen-dant remarquer ici qu’on n’a pas eu égard aux réflexions deCassini et Bianchini, que nous venons d’exposer. Les raisonsde Clavius pour cette anticipation dont nous avons parlé t. I,p. 685 , quoique rejetées par ces habiles astronomes, paroissentavoir fait impression sur la congrégation du calendrier, ou dumoins elle ne jugea pas ce défaut assez considérable pour devoirêtre corrigé, vu l’embarras que cette correction auroit occa-sionne. Les choses ont resté dans le même état qu’auparavant.
I V.
D u Calendrier srançoìs.
Aussitôt que le gouvernement eut changé en France, on vouluten consacrer la date ; le 2 janvier 1792, il fut<lécrété que cetteannée seroit appelée la 4 e - de la liberté sur les monnoies et surles actes.
Après la mort de Louis XVI, en 1798, on décida que cetteannée seroit appelée la première de la république ; cela donna1 idee d’un calendrier républicain ; dès le 12 janvier 1798 , ledépute Homme, président du comité d’instruction publique dela convention, écrivit à l’Académie des sciences pour demanderdes commissaires à ce sujet; le cit. de la Lande, qui portoit laparole, protesta contre le changement de calendrier. II représentaen vain que l’objet unique du calendrier est que l’on s’entende,et le résultat de tout changement est que l’on soit long-t2mps àne s’entendrepas;quele changement introduit par Grégoire XIIIavoit été une sottise, et qu’il ne falloit pas en faire une s?conde.Tout cela fut inutile, il fut obligé de faire uii calendrier; il pré-féra douze mois égaux, à l’exemple des Egyptiens, avec cinqjours intercalaires; il tira les dénominations du climat de Paris;que Fabre d’Eglantine rendit d’une manière harmonieuse etTome IV. T t