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Tome quatrième.
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342 HISTOIRE

crit sans s’en écarter, et à quelque heure du jour'qu’on dirige lalunette vers l’astre, on voit toujours celui-ci parcouiir le fil dela lunette. Pour remplir cet objet, il ne s’agit que de placer lalunette sur un axe qui soit parallèle à l’axedu inonde, et qui tournesur lui-même dans le sens et dans la position du mouvementdiurne ; lorsque cet axe tourne , il emporte avec lui la lunette ,et par ce moyen elle accompagne l'astre dans sa révolutionjournalière, qui se fait autour du même axe. Plusieurs instrumensanciens avoient aussi un pareil mouvement ; mais la plus an-cienne machine parallatique dans le goût de celles que l’onemploie , me paroît être celle qui fut décrite en 1626, par Schei-ner (Rosa ursina, p. 347)» ^ i'^ppclle instrumentum teliosco-picurn , et en attribue l'invention au P. Gruenberger ; elle fut d untrès-grand usage pour observer les taches du soleil. DominiqueCassini s’en servoit beaucoup ; Cassini le íils la perfectionna , eten donna la description ( Mem . de l’Acad. 1721), et dans cesiècle ci, elle a produit un instrument important appelé l’équa-torial.

L’équatortal est en effet un instrument de même espèce quela lunette parallatique , composé de deux cercles qui repré-sentent l’équateur et le cercle de déclinaison ; on y ajoute unquart de cercle qui sert à élever l’équateur pour la latitude dulieu, et un cercle qui sert de base à toute la machine.

Cet instrument a par conséquent du rapport avec le cadranéquinoxial et Panneau astronomique ; mais dans sa forme ac-tuelle il est moderne, et le plus ancien que le cit. de la Landeait vu , fut fait Lunéville vers 1735 , par Vayringe, artiste, néen i685, près Longuyon, du côté de Luxembourg. Il étoit ser-rurier , il devint ensuite horloger, et enfin professeur de phy-sique expérimentale à P académie que le duc Léopold , mort en1729 , avoit établie à Lunéville (Bexon, Histoire de Lorraine,1777, 1.1. ) Vayringe mourut en 1746. Le cit. de la Lande a unpetit équitorial de 7 à 8 pouces de diamètre, qui porte son nom,et peut être regardé comme le principe de ceux qu’on a fait de-puis. II ne porte point de date, mais il doit être antérieur à l’année1787, temps où les ducs de Lorraine quittèrent Lunéville. Sissonen avoit fait de plus importans : Short accrédita surtout ces ins-trumens eu Angleterre-, torsqu’il en eut fait un, dont la descrip-tion se trouve dans les transactions de 1749. II y en a une autrepar Nairne dans les Transactions de 1779 : Description and useaf à New constructed êquatorial télescope , or portable obser-vatory , Made by, M. Edward, Nairne ( Fhilosos . Trans.vol. LXI, 1779). II faut voir aussi deux ouvrages intéressanssur le même sujet : Description and use of the New inven~ted êquatorial instrument, by F. and. J. Doxlond. Des-