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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. VIL 34 i

fixée à angles droits sur un axe de 5 pieds de long et d'un poucede diamètre , avec un arc pour indiquer les hauteurs , et unpoids pour soutenir le milieu de Taxe et empêcher la flexion ; etdepuis i6i)2, il s’en servoit avec succès. Halley lit faire, en 1721,un pareil instrument, que l'on conserve encore à Greenwich,mais dont 011 ne fait plus d’usage : i’axe est de fer, et la lunette aenviron 5 pieds de long.

Graliatn, vers Pan 1785, en ayant fait construire de plus par-faits, M. le Monnier en donna la description dans son Histoirecéleste 1741. 11 en lit venir un lui-mêine dont il se servit long-temps, mais qui étoit trop petit pour être bien exact. En 1760,la Caille en fit faire un dont il se servit pendant deux ans; maison en fit en Angleterre de beaucoup plus considérables, et il y ena maintenant dans tous les observatoires. II y a des lunettes mé-ridiennes dont saxe a 4 pieds, à Greerwich, à Oxford, à Rìcli-mond , à Manheim , à Bien heim , à Dublin , à Gotha, les lunettesont 8 pieds , et sont acromatiques ; celle d’Oxford a ro pieds, etelle a 4 pouces d’ouvertiue, mesure d’Angleterre ; celles de Parisont 5 pieds, et 3 4 pouces d’ouverture ; il y en a une à l’observa-toire national et une dans celui de la maison du Cham p- de-Mars,ou Ecole Militaire, dont le cit. de la Lande, son parent Michelle Français de la Lande, et le cit. Burckhardt, ont fait et fontencore un usage précieux pour l’astronomie.

Pour rendre P axe parfaitement horizontal , on se sert desniveaux d’esprit-de-vin ; mais Raxnsden trouvoit qu’ils ne peu-vent donner toute l’exactitude à laquelle il aspira toujours. IIsuspend un fil à-plomb devant la lunette placée verticalement ;ce fil passe sur deux points qui sont marqués sur deux piècesfixées, Tune au haut, l’autre au bas de la lunette, et dont unea un petit mouvement. Le fil est absolument détaché de la lu-nette, et quand il répond sur les mêmes points, dans les deux situa-tions de la lunette, on est sûr que l’axe est horizontal, comme lecit 1 de la Lande l’a fait voir dans son astronomie.

Mais ce qu’il y a de plus ingénieux et de plus neuf dans laméthode de Ramsdcn, c’est que le fit à-ploinb ne passe quel-quefois que par les images des points, qui sont formés au foyerd’une lunette, parce qu'il est obligé quelquefois d’écarter beau-coup le fil de l’instrmnent et du point; rnais l’exactitude n’en estpas diminuée, etiln’y a aucune parallaxe. Ce n'est pas le pointqui me servira, disoit-il en plaisantant, c’est seulement le ghost ,comme on dit l'esprit ou le revenant.

La machine parallatique, appelée aussi lunette parallatìque, estdestinée à suivre le parallèle d’un astre, ou son mouvementdiurne d’Orient en Occident, en décrivant le même parallèle.Lorsque l’astre est placé une fois sur le fil de la lunette, il le dé-