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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIL 34 7

part personnellement et avec d’autres astronomes, tels que lecit. Messier, aux phénomènes astronomiques.

L’observatoire de Montpellier fut établi par une société affiliéeà l’Académie des sciences de Paris. On y a vu depuis le com-mencement du siècle l’astronomie cultivée successivement pardivers membres de cette société, et souvent cet observatoire, placésous un ciel plus serein et plus méridional, a suppléé à celui deParis : le soin en étoit conlié, ces dernières années, à de Ratteet Poitevin.

La ville de Beziers, située sous un ciel plus favorable encoreque celui de Montpellier, jouissoit depuis bien des années dumême avantage, et elle le devoit à Bouillet, qui, à la pratiquede la médecine, réunissoit des connoissances très-variées et ungrand goût pour l’astronomie. Mais cet astronome est mort en1 777 -

11 y a déjà plusieurs années que la ville de Toulouse avu Rétablissement d’un observatoire construit aux frais de Gari-puy, ingénieur de la généralité et géomètre habile, qui y obser-vent vers 1745, et a continué d’y observer plusieurs années après etjusqu a sa mort : le cit. Vidal, un de nos plus habiles astronomes,en a maintenant la direction.

Le cit. Darquier illustre aussi la ville de Toulouse dans les fastesastronomiques. II a fait usage d’une partie de sa fortune pour seformer un observatoire meublé des meilleurs instrumens. II apublié plusieurs recueils d’observations qui lui assurent une placeparmi les astronomes les plus laborieux et les plus éclairés.

Le président de Bonrepos, de l’illustre famille des Biquet,s’est fait un observatoire dans sa terre. II a légué ses instrumensau cit. Vidal, qui en a fait à Mirepoix un excellent usage ,comme on le voit dans divers volumes de la Connaissance desTemps.

A Lyon , les jésuites avoient fait pratiquer, dans leur magni-fique collège, un observatoire dans une situation des plus avan-tageuses. II avoit été fondé et construit par les soins du P. deSaint-Bonnet, homme zélé pour l’avancement des sciences ma-thématiques, quoique je ne connoisse de lui aucun ouvrage. IIfût remplacé par le P. Rabuel, savant commentateur de la géo-métrie de Descartes, auquel succéda le P. Duclos, professeur demathématiques au collège de Lyon ; et enfin, le P. Beraud , phy-sicien ingénieux, excellent géomètre , et observateur zélé etindustrieux, qui l’a tenu jusqu’à la malheureuse catastrophe desa société en 1762.

Après cet événement, l’usage de cet observatoire fut confié àM. Crozet, ancien professeur d’hydrographie à Rochefort, quiy a observé jusqu'en x 778, époque de sa mort. M. Crozet rem-

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