348 HISTOIRE
plissoit l’almanac de la ville de Lyon de beauconp de calculs etde tables utiles à l’astronomie et aux sciences qui en dépendent,ce qui en faisoit un almanac à la fuis civil et astronomique.
Le P. Beraud mourut en 1777 ; on a de lui une excellente Dis-sertation sur les Eclipses annulaires du Soleil , et spécialementsur celle du i er avril (Lyon, 1764, in-b°.), et plusieurs disser-tations physiques , ou pièces couronnées par diverses académies.Je suis charmé d avoir cette occasion de jeter ici quelques fleurssur la tombe de ce savant et respectable jésuite, qui m’a mis enquelque sorte dans les mains le premier livre de géométrie, demême qu’aux cit. la Lande et Bossut.
Je dirai ici à la louange de cette Société savante et si cruelle-ment traitée, que dans plusieurs de ses collèges il y avoit desobservatoires j de ce nombre étoit celui de Marseille, où ontobservé pendant long temps le P. Laval, hydrographe de lamarine , auteur d’observations fort justes sur 1 instabilité de l’ho-rison apparent et des réfractions horizontales ; le P. Pezenas, etson élève et co adjuteur le P. Rivoire. Après la dissolution de lasociété, le P. Pezenas continua d’y observer jusqu’à sa mort. Lesoin en fut ensuite confié à M. de Saint-Jacques-Sylvabelle ,habile géomètre, duquel nous avons quelques pièces savantes surles points les plus épineux de l’astronomie-physique , publiées il ya bien des années. M. de Saint-Jacques-Sylvabelle a eu pouradjoint, en 1768, le cit. Bernard, astronome et mécanicien ha-bile; ensuite le cit. Thulis, qui fait encore de bonnes obser-vations.
Avignon étoit encore une de ces villes de France décorées d’unobservatoire dépendant du collège des jésuites. L’astronomieétoit fort cultivée dans cette ville dès le milieu du siècle dernier.On voit souvent figurer parmi les observateurs, le P. Bonfa,jésuite ; l’abbé Gallet, auteur de quelques tables astronomiques,et Corniers. Mais il n’y a plusd’astronomes à Avignon.
La ville de Dijon , ainsi que la Bourgogne, avoit paru , jusqu’àces dernières années, peu sensible aux charmes de la géométrieet de l’astronomie ; car dans tout le volume in-fol. des auteurs dela bibliothèque de Bourgogne, il ne se trouve pas un mathéma-ticien. Mais enfin cette ville a ouvert ses portes vers 1786, dumoins à l’astronoinie, et conséquemment à la géométrie; car lapremière ne sauroit marcher sans la compagnie de sa sœur. Ils’est établi, par les soins et le zèle ardent de l’abbé Fabarel , unobservatoire dans Dijon, et l’usage en fut commis à l’abbéBertrand, qui , par diverses observations utiles , a prouvéFutilité de cet établissement. Il publia en 1786 des taies astro-nomiques à l’usage de l'observatoire de Dijon (Dijon, 1786,