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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Part.V. Liv. YII. 35 imens les pins grands et les plus précieux, tous ouvrages des pluscélèbres artistes de Londres, entr’autres de Sisson. Le soin enlut confié au docteur Revis, et ensuite au docteur de Mainbray,physicien célèbre , que de vastes connoissances avoient renducher à Georges III ; et ce prince, dans les momens qu’il passoità K.ew, alloit y faire des observations. Jour. des Savans, juin1772-

Un observatoire qui mérite encore ici une mention spéciale,est celui de Blenheim , formé par milord duc de Marlborougfi ,descendant du général de ce nom , trop célèbre dans les annalesmilitaires. On ne peut rien ajouter à la richesse, à la beauté et àl’excellence de l’ameublement astronomique qu’il contient. Lors-que plusieurs de nos académiciens furent chargés d’aller en An-gleterre y faire, de concert avec les astronomes anglois, lesopérations nécessaires pour lier la méridienne de France aveccelle d’Angleterre, ils ne pou voient manquer de faire une visite àcet observatoire ; ils y furent reçus par milord Marlborougfi avecune distinction particulière , ainsi que le cit. de la Lande, en 1788.A Oxford, on a bâti, de 1772 à 1774* un grand et bel observa-toire, qui a 175 pieds de long, dont M. Hornsby a la direction;l'on y a placé deux muraux de 8 pieds, faits par Bird en 1772 ,et qui ont coûté 800 guinées (chacune de25 francs), un secteurde 12 pieds, 200 guinées, un secteur équatorialde même prix,un instrument des passages de i5o guinées , dont Taxe a 4 piedset la lunette 10. On y voit en plein jour des étoiles de 5 e gran-deur. Cet observatoire a déjà coûté près de 5oo mille livres , et iln’est pas encore fini. Cette somme est provenue des fonds laisséspar Ratclif à l’université d’Oxford. Milord Marlborougfi, qui adonné le terrain, a fait présent aussi du télescope de 12 pieds deShort. M. Hornsby y a fait d’excellentes observations.

M. Herschel est établi à Slough , près Windsor; on y voit nonun observatoire formé , mais les plus grands et les meilleurs téles-copes, et l’observateur le plus courageux et le plus industrieux.Son télescope de 40 pieds a surpassé nos espérances ; il a été ter-miné en 1789 : mais M. Herschel observe en plein air.

A Cambridge, M. Shepherd en a fait un au collège de Christ(M. Bernoulli, p. 119) et M. Guillaume Heberden un autre aucollège de Saint-Jean (M. Bernoulli, Nouvelles littéraires , 3 e .cahier, p. 77), et quoique les instrumens ne soient pas très-grands dans ces deux observatoires, ils forment cependant desassorti,nens complets qui suffiroient à des observations suivieset utiles.

Celui de Saint-Jean a été occupé pendant plusieurs années parle docteur Ludlam, auteur de recueils d’observations astrono-miques ; après son départ pour a,ller occuper un bénéfice dans le