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quence remis à l’université d’Oxford pour les mettre au jour,et M. Hornsby en a publié la moitié en 1798.
Nathanael Bliss, successeur de Bradley , mourut en 1764; ilfut remplacé le 26 février iy65, par le docteur Ne vil Maske-lyne ( né le octobre 1782). On peut voir dans les lettres astro-nomiques de M. Bernoulli, des détails sur l’état de cet observa-toire et sur les instrumens magnifiques dont il est meublé. Onn’y trouve aucun de ceux de Flamsteed; comme ils avoient étéfaits aux frais de cet astronome, ou lui avoient été donnés pardes mécènes de l’astronomie, sa veuve les revendiqua ; cela prouveque chez la nation même la plus éclairée , il y a des raoineiis d’in-souciance et de létargie sur certains objets. Tout l’ameublementastronomique actuel de l’observatoire de Greenwich , est doncabsolument moderne, et au fond cela n’en est pas plus mal, l’as-tronoraie-pratique ayant presque changé de face depuis 5 o ou60 ans. On imagine bien, au surplus, que dans le pays des plusgrands fabricateurs d’instruinens astronomiques, ì’observatoirede Greenwich doit être fourni de plus beaux et des plus pré-cieux.
Les observatoires de paris et de Greenwich sont dans le cas dese correspondre tellement, qu’il étoit de la plus grande impor-tance d'établir avec la plus grande précision leur position res-pective; c’est ce qui a été fait, comme on le voit, dans le livreintitulé : Exposé des opérations faites en France pour la jênic-tion des observatoires de Paris et de Greenwich , par Cassini ,Méchain et le Gendre , avec la description d’un nouvel instru-ment pour mesurer les angles à la précision d’une seconde,chez Bluet, libraire, rue Dauphine. Journ. des Savans , février1 79 I -
Il y avoit aussi à Londres quelques observatoires particuliers ,où observoient Canton, Bevis , Short , Bird. En général, l’airde Londres est peu favorable à l’astronomie, à cause des vapeursdu charbon de terre, seul combustible qu’on brûle dans cetteimmense ville. Mais quelques amateurs de l’astronomie se sontformés des observatoires à peu de distance de Londres. MilordMorton, président de la société royale, en avoit un dans saterre de Chiswick ; le lord Macclesfield, aussi président de lasociété royale, s’en étoit formé un au château de Sherburn, àmoitié de chemin de Londres et d’Oxford ; et milord Marlboroughdans son château de Blenheim.
Le roi actuel, Georges III, a fait construire un observatoireà Richmond, près de son palais de Kew, lieu enchanteur, etqui présente d’ailleurs aux amateurs de la botanique, que ceprince aime et cultive, ainsi que 1 astronomie , les plus rares tré-sors du monde végétal. Cet observatoire est meublé des instru-