356 HISTOIRE
1798, a été enchanté de l’astronome, et de la souveraine, quis’occupe elle-inême singulièrement des calculs d’astronomie.
A Cremsmunster , dans la Haute-Autriche, sept lieues aumidi de Lintz sur le Danube, l’abbé Alexandre Filxmillner íitbâtir, en 1748, un bel observatoire, et le P. Placide Fixlmillner,bénédictin de cette abbaye, né en 1721, a fait depuis 1761beaucoup d’observations, comme on l'a vu dans son ouvrage,qui a pour titre : Meridianus speculae astronomiccie C remisa-nensìs, styrne , 1766 ; exemple rare jusqu’à présent dans lescloîtres, mais digne d’être cité. Cet observatoire est décrit dansles lettres de M. Bernoulli-. M. Fixlmillner a publié deux recueilsconsidérables d’observations, et il y en a beaucoup dans les éphé-mérides de Vienne et de Berlin ; il a été remplacé par le P.Dcerflinger, qui s’en occupe avec le même zèle.
A l’abbaye d’Ochsenhausen , en Souabe, il y a de très-beauxinstrumens, suivant M. de Zach, Ephémèr. août 1798, p. 180 jmais il n’y a pas d’observateur.
A Lilienthal, près de Brême, M. Schrœter a formé un obser-vatoire et a acquis des instrumens avec lesquels il a fait des obser-vations curieuses; on trouve la description de son observatoire dansles Ephémérides de Berlin pour 1788, et il a publié des ouvragessur les taches de la lune, de Vénus, &c.
L’observatoiíe de Gottingue est célèbre par les travaux deTobie Mayer sur la théorie de la lune et son catalogue d’étoiles.Il fut fondé en 1784 , par les soins de Segner, habile géomètre-astronome et physicien, qui l’occupa jusqu’en 1 j55 qu’il futappelé à i’université de Halle. II fut remplacé, à cette époque ,par Tobie Mayer, qui y observa jusqu’en 1762, et y jeta les fon-demens de ses nouvelles tables de la lune les plus exactes quieussent paru. Une mort précoce ayant moissonné à l’âge de09 ans cet illustre astronome, la place fut confiée à M. Lowitz,qui, avec beaucoup de talent, étant doué d’un caractère dif-ficile et inconstant, l’abandonna bientôt pour passer à Péters-bourg, et de-là périr malheureusement entre les mains dessoldats du rebelle et imposteur Pugatchew. L’observatoire deGottingue fut alors confié à M. Kœstner, dont la réputation ,comme géomètre-astronome et écrivain ingénieux , est connuede tous ceux pour qui la littérature allemande n’cst pas entière-ment étrangère. L’observatoire de Gottingue, pendant que lesFrançois occupèrent cette ville, leur servit pendant tout un hiverde poste avancé. II faut croire que cet usage étoit forcé par les cir-constances ; car la nation françoise a donné assez de preuvesdes égards qu’elle a pour les gens de lettres et les savaris, mêmechez ses ennemis. Quoi qu’il en soit, M. Kœstner, déjà avancéen âge en 1769 , s’étoit adjoint M. Lichtenberg. Ils ont été rem-