DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lit. VIL 36 isens qu’il falloit pour prouver la parallaxe annuelle de l’orbe delaterre. C’étoit en quoi s’étoit aussi trompé le docteur Hooke. On ad’Horrebow un grand nombre d’ouvrages géométriques, astrono-miques et même d’astronomie-physique, rassemblés en. 3 vol.in-4 0 . (petit format), où il y a beaucoup de choses intéressantes.Le íils aîné d’Horrebow lui succéda dans sa place; mais étantmort peu d’années après et son frère n’ayant pas le goût de1 astronomie, la place a été donnée à M. Eugge, déjà connu pardivers ouvrages , et qui continue de la remplir avec distinction,tant par son assiduité à observer que par les différens morceauxastronomiques qu’il publie, ou séparément, ou dans l 'Almanacastronomique ( Jslrouo/nisches jahrbuch ), de Berlin.
L’astronotnie a compté encore en Dannemarck divers astro-nomes, comme Borgrewing, Rodkier et Kratzenstein.
La Suède n’a pas négligé l’asfronomie ; en rydr, on bâtit àUpsal un observatoire qui fut d’abord confié à M. Celsius, astro-nome habile, qui avoit aidé les académiciens François dans leurmesure d’un degré voisin du cercle polaire , et dont on a quan-tité de pièces astronomiques. Après sa mort, il fut dirigé parM. Wargentin, dont nous avons beaucoup parlé. II s’y adonnaprincipalement à perfectionner la théorie des satellites de Jupiter,travail qu’il continua lorsque, appelé à Stockholm pour remplirla place de secrétaire de l’académie des sciences, il fut mis enpossession de l’observatoire attaché à cet établissement. Quoiqueplusieurs astronomes modernes, et en particulier les deux Ma-rahli et Bradley, eussent jeté de grandes lumières sur des pointsencore incertains de cette théorie, les observations et réflexionsde M. Wargentin semblent avoir porté cette partie de Gastro-nomie à un point de perfection très-remarquable. L’observatoirede Stockholm a été commencé en 1748 et achevé en 1778 , qu’on.en fit l’inanguration,en présence du roi, par un discours du baronde fíoepken, président; l’astronomie est d’ailleurs cultivée àStockholm par plusieurs astronomes, comme MM. Prospcrin ,Nicander, Melanderhiclm, et elle ne fleurit pas moins à Upsal,qui est proprement l’Athènes suédoise, ainsi qu’à Abo, et Lundenpar les soins de MM. Bsrgmann, Mallet, Planmann , ct diversautres, tous recommandâmes par divers travaux utiles, et ten-dans de plus en plus à la perfection de la science.
En Russie, lorsque le czar Pierre I er appela les sciences dansSon vaste empire, en fondant l’académie de Pétersbourg ( en172')) , une des premières choses auxquelles il songea, fut réta-blisse nent d’un observatoire, et pour cet effet il appela de francsM. Joseph-Nicolas de l’Islc, déjà de l’académie des sciences doParis, stère du célèbre géographe de ce nom, et son frère Louisde i’isle de la Croyère. Ce fut en grande partie sous la directionTome IV. Z z