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Tome quatrième.
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HISTOIRE

lin premier que fut bâti fobservatoire de Pétersbourg, l'un desmieux fournis en instrumens précieux et Pun de ceux pù l’astro-trpnomiefut le plus assidueraent cultivée. Dq l'Isle en eut la direc-tion jusqu’en 1747, c | u e l’amour de sa patrie le ramena enRran.ce. 11 y fit une foule d’observations de toute espèce ; quantitéde mémoires sur toutes les branches de l’astronpmie et de nom-breux projets de perfection.

A la retraite de IJl. de l’Isle et pendant les divers voyages qu/ilentreprit dans des vues astronomiques, le soin de l’observatoirçparoi t avoir été confié à M. G. Heinsius ; cç savant s’étapt retiréa Leipzig, il fut remplacé par Gnschow, qui a enrichi lesmémoires de l’académie de Pétersbourg de divers morceauxastronomiques. Cet astronome ayant quitté la Russie vers 1768 ,la direction de l’observatoire a été confiée à M. J. Albert, fils ducélèbie Léonard Euler, et ensuite à As. Ruqiousky.

Divers astronomes se sont formes à cet école, pomme MM.Rumowski, Lomonosof, Pqpov, Islenicf, Inoebod^ov.

L’ohscrvatoire de Pétersbourg fut brûlé en 1717, ce qui dé<-grada tops les instrumens d’astronomie. Le fameux globe deHolsteimGottorp fut endomipagé, mais de manière à pouvoirêtre réparé. On répara l'observatoire avec assez de célérité pourpouvoir y travailler en 1748- Vçyez le l« r t, des nçuv. Mén, dePéW'sbourg. Il y a une description imprimée en 1787 , des beauxbâtimens de i’académie dc Pétersbourg , dont l’observatoire faitpartie, li y a un grand mural de Bird que M. Henry a mis enplace en r796 ; mais cet observatoire est fort. négligé actuel-lement.

Après avoir parcouru le Nord, il est temps que nous repas-sions dans les contrées méridionales de l’Europe , pour faire con-noître les grands observatoires qu’on y trouve ; non.s commençonspar l’Italie, où nous donnerons le premier rang à l’observatoirede Bologne, le pins ancien et le plus célèbre de f Italie. Le comtede Marsigli en y fondant l’irjstitut, n’onblia pas de lui destiner unobservatoire, sans lequel l’astronomie ne peut être cultivée. Cetédifice fut achevé en 1714 (t) » et Eustache Manfredi , qui avoitété créé professeur d’astronomie dès 1712 , fut chargé d’y ob-server, ce dont il s’acquitta avee l'applaudissement de l’Europe,jusqu’en 1740, année de sa mort. II eut une part distinguée à['observation des phénomènes célestes, les plus remarquables deson temps, et il fut auteur de divers ouvrages , fort accueillis desastronomes, tels que sa description du gnomon élevé par J.-D.Gassini, ses observations et les siennes propres; les Ephemeridesmotuiim celestium , calculées sur les tables manuscrites du même,

(1) L’observatoire de Boulogne a 17^ palmes de hauteur.