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Tome quatrième.
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366 HISTOIRE

Nous y avons vu deux observateurs espagnols , Toíino et Varia,qui y ont travaillé utilement ; ils ont publié, en 1776, leursobservations de 1778, 1774 et 1776 eri langue espagnole.Don Médina , qui a accompagné l’abbé Chappe en Californie,clon Vincent Roz, don Gonzales de Canas, don Fr. Xaverio ,Winthuysen sont encore des officiers de la marine espagnole ,qui cultivent particulièrement l’astronomie et l’observation. DonToíino succéda à don George-Juan, dans la direction de l’écoleet de l’observatoire de Cadix. On peut voir dans le Suppl. aurecueilpour les Astronomes , ou Nouvelles littéraires de diverspays, &c. par M. íìernoulli, des détails satisfaisans sur cetobservatoire et les observations dont nous parlons.

Le général Mazarredo a fait bâtir, en 1799, un bel obser-vatoire à l’île de Léon , près Cadix, et il y a placé quatre obser-vateurs , de qui l’on espère des travaux utiles comme le furentceux de Toíino et Varela.

Mais quoique Cadix paroisse être aujourd’hui le principalséjour de l’astronomie en Espagne, il ne laisse pas d’y avoirquelques astronomes et observateurs répandus dans divers en-droits de ce royaume.

A Madrid , M. le comte de Florida-Blanca faisait bâtir unobservatoire par ordre du roi, dans le grand édifice du Musée,et M. Mégnié , habile artiste françois, a été appelé pour y cons-truire des instrumens. En attendant que l’observatoire du Muséefut fini, il en obtint un à la Verrerie, qui est près de la granderue d’Alcala , par la protection de M. Vaidés, ministre d'état;mais le ministère a changé, ce petit observatoire n'existe plus ,et le grand n’est point encore habitable , malgré les instancesde M. Chaix , astronome espagnol, qui s’est exercé quelquetemps à Paris. Le duc de Vilia-Herinosa s’intéressoit à l’astro-nomie , à Madrid ; M. l’abbé Clouet, un des membres de lasociété des Jésuites, y a fait diverses observations. II y a eu aussile P. Richard, commentateur ct éditeur d’Apollortius ; le P. 8a-ragoza; le P. Kresa, auteur d’une trigonométrie analytique , quia son mérite. Salamanque nous présentoit encore un observateurou du moins un astronome théoricien dans don Gallardo ,professeur de mathématiques dans cette ville, auteur d’un almanacéconomico-astronomique.

A ces astronomes espagnols , nous joindrons encore donPedro Alonzo de Salanova y Guillarte, auteur d’un Suennoastronomico en el calnnete de urania, fiction astronomique àl’occasion de l’éclipse de 1778.

Un autre astronome, qúi me paroît résident à Valence , estdon Manuel Munoz de Vigastro , qui publia, en 1786, une(éphéméride du cours de la nouvelle planète Herschel pour