DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VII. 365vatoire de cette ville, alors attaché au collège des jésuites; il ya observé pendant plusieurs années, et a eu pour successeurs oupour élèves plusieurs astronomes distingués, comme MM. Oriaiude Cesaris, et Reggio; de Cesaris publie chaque année depuis 1776,des éphérnérides bien faites, avec des observations et des mé-moires auxquels contribuent habituellement ces trois habilesastronomes.
Rétablissement de la nouvelle académie de Turin , auquelavoit préludé celui de la société privée ( societas prívata Tauri-nensis), en 1760, nécessitoit en quelque sorte l’érection d’unobservatoire ; il a été construit, mais il n’a pas encore été mis enactivité.
A Palerme, en Sicile , on a construit un observatoire dans lepalais du vice-roi. Le P. Piazzi est venu à Paris au mois d’avril1787, pour travailler à l’astronomie avec le cit. de la Lande: ilest allé en Angleterre pour faire construire des instrumens ; il aune lunette méridienne et un cercle entier du célèbre Ramsden.II est retourné à Palerme à la íìn 1789, et nous en avons eu desobservations importantes. M. le prince de Caramanico, vice-roide Sicile, fut le protecteur éclairé à qui nous dûmes cet établi-sement.
A Malte, le grand maître Emmanuel de Rohan , élu en 177 5 ,amateur et protecteur éclairé des Sciences, avoit appelé auprèsde lui M. le chevalier d’Angos, qui íit disposer, en 1788, unobservatoire dans une tour du palais; il assure y avoir fait beau-coup d’observations qu’il se promettoit de publier ; mais la nuitdu i3 au 14 mars 1789, le feu ayant pris à l’observatoire, lesinstrumens ont été fracassés et les papiers brûlés ; perte d’autantplus fâcheuse pour l’astronornie, qu’il n’y a point d’observatoireaussi méridional que celui là, qui est à 36 ° de latitude.
L’Espagne , un peu tardive dans la culture des sciencesexactes, a commencé, il y a déjà plusieurs années, à accueillirces sciences, et en particulier l'astronornie. L'exemple des UlloaGeorge-Juan, qui avoient coopéré, avec les académiciens Iran -çois, a la mesure des degrés terrestres au Pérou , a influé sur cettenation, capable de tout quand elle voudra s’y appliquer, et qui aun si grand intérêt à cultiver surtout la navigation et à mettreses forces maritimes dans l’état le plus respectable. L’école desgardes-marines de Cadix est aujourd’hui une pépinière d’ex-cellens marins et de nombre d’astronomes. Elle jouit d’unobservatoire dont la fondation fut due en partie aux solli-citations et aux soins de Godin , de l’Académie des Sciences ,lorsqu’à son retour du Pérou , il fut fait directeur de cette école.Don George-Juan, qui lui succéda en cette qualité, étoit tropéclairé pour ne pas suivre à cet égard les traces de Godin.