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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Parx. V. Liv. VIII. Mseaux de la marine angloise a-t-elle fait penser que tout devoitêtre subordonné à la promptitude du sillage.

Mais il arrive souvent que ces navires très-longs , n’ont pasla supériorité de marche à laquelle tout a été sacrifié. Une théo-rie plus approfondie a fait connoil^e que, même relativementà cette qualité, la longueur de la carène doit avoir des limites,parce qu’elle a un rapport avec la hauteur de la voilure, qui,necessairevnent est bornée. Les frégates construites par Guignace,ou le rapport des longueurs aux largeurs, est renfermé dans lesanciennes limites, marchent aussi hien que celles qui sont pluslorgnes.

Dès-lors, il est absolument désavantageux d’afíoiblir autantles navires qu’on l'a fait quelquefois par une longueur exces-sive qui, faisant qu’on gouverne mal, c’est-à-dire dans ungrand espace, rend les navires peu propres à la guerre.

L’auteur fortifie ses considérations, en rappelant les désa-vantages que nous avons eu dans la guerre de 1759, et en re-cherchant les causes, il semble, dit-il, qu’on ait oublié quela qualité de hien gouverner, est la plus essentielle dans lescombats, car on a fait tout ce qu’il falloit pour assurer aux An-glois cet avantage. Les surfaces de nos gouvernails sont moindresde moitié que celles de leurs navires : ainsi, pendant que d’uncôté la difficulté de tourner est augmentée par la longueur, d’unautre, on employé pour la vaincre, une moindre force.

On a trouvé étrange que les François n’abordoient plus, maisce n’est pas la faute des officiers de la marine : on peut cepen-dant regarder comme une maxime incontestable que le navirefrançois qui est au vent, ne peut, dans l’état actuel de la cons-truction , aborder un navire anglois qui est fort près de lui,pour peu que ce dernier ait attention à sa manœuvre, et fau-teur avoit droit de le dire , parce qu’il avoit eu lieu de le re-connoître en combattant le Bedfort.

D ailleurs, ce genre de combat devient moins aisé par l’aug-mentation des équipe mens de navires anglois. Les vaisseaux de5 o canons par exemple, avoient 220, 240 hommes d’équipage,maintenant ils en ont 35 o. Ils sont à-peu-près armés commeles nôtres , et la distribution ordonnée par l’amirauté d’Angle-terre, paroît sagement combinée.

En lisant les Mémoires de du Gay-Trouin , on voit qu’il avoitune plus grande difficulté à vaincre les navires hollandois queles anglois à sabordage ; qu’importe, comme dit le roi de Prusseau général de Fouquet, de voir ou de lire , si ce n’est que pourentasser des faits dans sa mémoire, qu’importe en un mot l’ex-périence , si elle n’est dirigée par la réflexion. II y avoit doncune cause particulière qui occasionnoit cette différence. On laTome IV. I i i