DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 4 07angloises de peu de réputation. La Silphide, qui dans l’Indea eu une grande réputation. La Therpsicore, bonne voiliere ,mais sans avantage sur la Chimère; la Danaé, l'Aigrette, laVestale , là Boulonne , que des navires proportionnellement pluscourts, ont quelquefois jointes.
Ces grandes longueurs ne donnent donc point une marcheincontestablement supérieure, et du côté de la guerre, ellesdonnent un désavantage certain. La théorie en indique la cause,elle est dans la grande élévation du point vélique , si onsuppose même plan , même différence de tirant d’eau ; ilest vrai qu’on le corrige en partie par l'arriinage. L’allégisse-rnent leur est peu favorable d’ailleurs , ainsi Tavantage quedonne la longueur se perd en très grande partie ; il semble ce-pendant que quoique la marche soit avantageuse , quand onvoit des frégates aussi longues et même plus que les anciensvaisseaux de 64 canons, que le Magnanime, ancien vaisseauà 3 ponts porter 2.6 canons : il est d libelle de ne pas penser quece sont des découvertes fort chères. On a été jusqu'à faire cesfrégates sans canons de gaillards; on a ensuite diminué lenornbie des canons en batterie; est-i 1 donc démontré que ceretranchement est avantageux à un point qui fasse que l’on doivey compromettre l’honneur des arnjées ? car quand ces frégates,qui sont très longues , sont prises par des batimens de plus foiblesdimensions, il s'en fait tine comparaison publique qui est d’unmauvais effet pour nos équipages, qui encourage les naviresanglois, et lenr fait prendre une idée de supériotité. Enfin,si elles joignent une frégate arigloise, elles auront un désavantage.
On a retranché les canons des gaillards dans un très-grandnombre de ces navires, c’est une pratique condamnée par lecif. Dumaitz. En effet, dit-il, quel usage se propose-t-on defaire des frégates : servent- elles en escadre ; et suppose-ton qu’ellesn’ont à remplir que la fonction de découvertes ? Si on craintque les canons de gaillard n’cmpêchent de remplir cet objet,si on a même éprouvé qu il s sont nuisibles à la marche , onles mettra dans la calle, et tout sera réparé ; mais il leur arriveraquelquefois de joindre un navire qu’il sera important de dégréer,on remonterâ ces canons, c’est l’aífaire d’un quart - d’heure.Si elles sont détachées pour convoyer , leurs canons de gaillardssont indispensables; enfin , comme elles sont à même de mettreleurs canons dans la calle, quand ils nuiront à la marche, lepis aller sera d'avoir la peine de faire cette manœuvre : il n’ya donc nulle raison plausible pour faire des frégates sans canonstle gaillard. Le pis aller, c’est de les porter et rapporter sanss’en être servi. Ainsi, l’honneur de la marine exigeoit qu’onles rétablît, c’est ce que le cit. Dumaitz prouve en détail, il