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Tome quatrième.
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448 HISTOIRE

de courbure elliptique , et s’allonge proportionnellement à lavitesse.

7°. Que rallongement d’un solide vers l’arrière de sa plusgrande largeur, augmente la vitesse qu’il épronvoit sans cetallongement, surtout lorsqu’il se rétrécit vers barrière; que lavitesse augmente en raison de de cet allongement et du rétré-cissement; qu’elle augmente encore, lorsqu’il se termine enpointe à son extrémité postérieure , ce qui exprime en quelquesorte la poupe des batimens de mer.

8°. Que des solides allongés d’une même mesure à leur partiepostérieure, mais dont la courbure des flancs est différente,et dont la manière de se réunir à l’extrémité postérieure estdifférente, procurent des résultats de résistances dissemblables.

Après les expériences du cit. Thévenard, nous rapporteronscelles du cit. Bossut ; elles sont dans un petit ouvrage intitulé :Nouvelles expériences sur la résistance des fluides , par lescitoyens d’AIembeit, Condorcet, l’abbé Bossut, membres del’Académie des sciences et le cit. Bossut rapporteur, 1777, 23 2pages in- 8 °. avec 4 planches. Le ministre Turgot ayant chargéau commencement de 1775, d’Aleinbert, Condorcet et Bossut,d’examiner les moyens de perfectionner la navigation dans l'in-térieur de la France, ils regardèrent le problème de la résis-tance des fluides comme le premier objet de leurs recherches.Avant d’y appliquer la géométrie et le calcul, ils crurent devoirconsulter l’expérience, soit pour vérifier les élémens des théoriesdéjà connues, soit pour leur procurer des données qui pussentservir de bases à de nouvelles solutions. Turgot qui aimoit vé-ritablement les sciences, et qui les avoit lui-même cultivées avecdistinction au milieu des occupations attachées aux grandes placesqu’il avoit remplies, accorda des fonds pour faire les expériencesdont ils avoient besoin ; elles furent exécutées pendant les moisde juillet, août et septembre 1776, sur une grande pièce d’eausituée dans l’enceinte de l’Ecole Militaire, la plupart des pro-fesseurs, Anthelmi, Dez,Grou, Libour, Boizot, Legendre, Monge,Qeinaritan , secondèrent ces académiciens avec zèle.

On a fait, dit le cit. Bossut, des expériences exactes et cu-rieuses sur la résistance des fluides indéfinis. M. de Borda a étéle premier. On apprend aussi dans un mémoire de M. de Mar-guerie , imprimé parmi ceux de l’Académie de marine de Brest,que M. Thévenard a exécuté â l’Orient, plusieurs expériencessur la résistance de l’eau indéfinie, et même M. Marguerie enrapporte quelques-unes auxquelles il applique la théorie.

On voit par ces expériences que les résistances d’une mêmesurface mue avec différentes vitesses dans un fluide indéfini ,'suivent à peu-près la raison des quarrés des vitesses. Cette loi

s’observe