DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 447lesquels il avoit fondé en secret fessai et la comparaison qu’ilvouloit faire pour l’avantage de fart.
Le résultat de toutes les observations sur les manœuvres ,les mouvemens et les vitesses de ces frégates fut que la pre-mière , dont la quille étoit raccourcie de 8 pieds , qui n’avoitpas cette pince, dont la vue avoit été séduite , dont les lignesd’eau vers la partie basse de savant n’étoient point concaves,marchait mieux sous tontes les allures , tenoit un peu mieuxau vent, et viroit de bord avec un peu plus d’aisance quecelle dont la quille , plus longue de 8 pieds , sembloit devoirprocurer plus de parties latérales contre la dérive , et mieuxdiviser l’eau.
Le cône de moindre résistance de Newton ( Principes r&z-tkématiques de la philosophie naturelle ) , développé parLouguer ( Traité du navire , liv. III.), ayant été l’un des ré-sultats de la théorie ordinaire , parut au cit. Thévenard detrop grande importance pour ne pas faire exécuter ce solideet en comparer les résistances à toutes celles qu’il découvriroit ;mais il ne lui trouva pas favantage qu’on avoit espéré , et ilconfirma l’avantage des formes elliptiques sur toutes les autresformes employées dans ses expériences , ainsi que sur le co-noïde rectifié par Bouguer , et qui devoit avoir l’avantage surcelui qui avoit été proposé par Newton. Enfin il vit combienInexpérience , invoquée par les plus célèbres mathématiciens ,contredit avantageusement, pour les progiès de fart, la théorieordinaire.
Ainsi ces expériences ont prouvé en général, i°. que lessolides mus sous seau ont éprouvé moins de résistance que ceuxqui flottent à la surface.
2 y . Que les solides mus à 6 , 12. et 18 pouces au-dessous dela surface de l’eau éprouvent des résistances égales.
3 °. Quelles sont plus grandes , les solides étant mus à fleurd’eau, de manière que la surface supérieure fasse une même ligneavec celle de la mer.
4°. Que les surfaces antérieures ou proues des solides, defigures rectilignes, éprouvent plus de résistance que celles dontles proues sont formées de courbes, de quelque nature qu’ellessoient.
5 °. Que les résistances sur de certaines proues rectilignes an-gulaires, comme de 90, 100 ou 110 degrés au sommet, est plusgrande que celle qui a des surfaces planes, perpendiculairesau choc.
6°. Que dans ce dernier cas, les surfaces planes et perpendi-culaires à la direction du choc, poussent en avant d’elles unemasse deau immobile dont la partie antérieure semble être