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Tome quatrième.
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454 histoire

» blissant une nouvelle théorie qui représente au moins sensi-» blement les principaux phénomènes de la résistance des fluides» que les expériences ont constatés ». N’ayant reçu aucune

Í iièce qui eût rempli ses vues, l’Académie proposa de nouveaue même sujet pour l’année 1791, avec un prix double, c’est-à-dire, de 4000 livres, en invitant les concurrens à faire de nou-velles expériences aussi en grand qu’il leur seroit possible. Onne reçut point encore celte année-là de pièces où la questionfût suffisamment résolue, conformément aux conditions pres-crites ; cependant, parmi celles qui lui furent envoyées, elleen distingua deux qui lui parurent mériter des récompenses ,• Tunecontient des principes de théorie qui peuvent devenir fort utiles,Tautre plusieurs expériences curieuses et bien discutées; en consé-quence , T Académie crut devoir partager également la moitiédu prix entre ces deux pièces, c’est-à-dire, adjuger 1000 livresà chacun de leurs auteurs ; la première étoit de M. Gerlach,professeur de philosophie à l’Académie des Ingénieurs à Vienneen Autriche; la seconde, est anonyme. Romme se lit connoîtrepour auteur ; je vais donner une idée des expériences qu’il fítà cette occasion d’après ce qu’il m’en a écrit.

Convaincu , par des expériences antérieurement faites par plu-sieurs savans et par lui-mêtne, que la résistance de l’eau nesuivoit pas les lois qu’on lui attribuait, il crut devoir considérerles fluides sous un nouveau point de vue. Il fit remonter sesrecherches expérimentales jusqu’à la pression de l’eau , avantde s’occuper de la résistance qu’elle oppose aux corps en mou-vement. II pensa que, si on avoit bien jugé que dans les eauxcalmes, chaque molécule exerce une pression égale au poidsde la colonne fluide verticale à laquelle elle sert de base, onn'avoit pas apperçu que dans un courant horizontal, la pres-sion d’une molécule n’est pas égale au poids de la colonnefluide supérieure; et que la hauteur de cette colonne, pourservir de mesure à une telle pression , doit être diminuée detoute la hauteur de laquelle un.corps devroit tomber pour ac-quérir la vitesse du courant supposé.

L’expérience confirma ces premières idées qui pouvoient Rap-pliquer à une foule de phénomènes, tels que la pression deT air en mouvement, faction des différentes parties d’une lameélevée par le vent , &c. II examina ensuite comment l’eau agitsur les vaisseaux qui la refoulent, pour lui frayer une route. Onavoit toujours regardé cette action comme un choc, et fau-teur n’y crut voir qu’une pression qui augmentoit sur savantdu vaisseau en mouvement, tandis qu’elle diminuoit sur la partiede l’arrière , et il s’en assura par des expériences simples et facilesà répéter.