4b6 HISTOIRE
sillonnent une mer tranquille, et rarement gardent dans leurmarche le même état de flotaison. Cependant il pensa que siles lois de la résistance des eaux calmes pouvoient être décou-vertes , ìl en résulteroit beaucoup de lumières sur celles de larésistance et même de l’action des eaux agitées. C’est pourquoiil chercha à ajouter de nouvelles expériences à celles qui avoientété laites avant lui, et surtout à les exécuter aussi en grandque les circonstances pourroient le permettre. Persuadé que cen’est pas en mer qu’on peut juger de l’influence des formes del'arrière et de savant des vaisseaux , des parties du gouvernailqui sont seules utiles pour les évolutions d’un vaisseau ; des dé-viations d’une route donnée ; et des variations de la résistancede l’eau, dans leurs rapports avec les contours des lignes d’eau,avec les différences de tirant d’eau, avec la surface du maître-couple, et avec les inclinaisons que les bâliinens gardent dansleur marche progressive; il dirigea en conséquence, vers tousces objets, les expériences sur la résistance des eaux calmes,aíin de trouver des résultats qui pussent être utiles et immédia-tement applicables à la marine. II en prépara le plan , de manièreà établir une distinction et un isolement nécessaire de différenseffets intéressans qu’on ne peut trouver en mer que dans unétat de combinaison, ou comme résultant de plusieurs puis-sances simultanées et diverses. II laissoit aux marins le soin derecueillir toutes les aberrations susceptibles de résoudre d’autresquestions importantes qu’on ne peut éclaircir qu’en mer. Carc’est en mer que des vaisseaux peuvent être comparés dans leurmarche, au milieu de la mer élevée , soit avec eux-mêmes, soitavec d’autres bâti mens. C’est-là que leurs oscillations peuventêtre mesurées dans leur rapidité et leur amplitude. C’est là qu’onpeut examiner et découvrir pourquoi un bâtiment s’élève plusou moins facilement avec les laines qui sabordent, tandis qued’autres sont inondés par une grosse mer; pourquoi ils sontardens ou lâches suivant les circonstances, et comment leursdéfauts, ou leurs bonnes qualités se développent et perdent ouacquièrent de l’énergie, dans les changemens de voilure , desillage, d’arriinage , de tirant d’eau , et de l’état des vents etde la mer. En lin , il voyoit dans la réunion de ces observations,aux expériences réunies qui seroient faites sur les eaux calmes,un ensemble dont la théorie pourroit lier un jour toutes les partiespour en conclure des règles usuelles et sûres pour l’art entierde la marine.
Des expériences furent donc exécutées dans des eaux calmes ,et principalement avec des corps de i4 pieds de longueur et plusou moins semblables aux vaisseaux en usage dans la marine.Un de ces corps qui servoit de ternie de comparaison, étoit
prismatique,