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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 4S7prismatique, et il avoit pour base , le maître-couple d’un vaisseaude 74 , nommé VIllustre. CJri second étoit le modèle parfaitde ce vaisseau, et un troisième qui n’avoit, avec ce même vais-seau, que des rapports particuliers, en étoit un modèle altéré.Les dimensions principales, la quille, l’étrave, l’étambot, lemaître-couple étoient parfaitement les mêmes, et semblablement

Ï 'lacés dans les deux modèles, mais les lignes d’eau étoient dif-érentes. Elles étoient courbes comme dans l'Illustre, dans leModele parfait ; mais dans le Modèle altéré, elles étoient ter-minées par des lignes droites menées de divers points du contourdu maître-couple, ál’étraveet à l’étambot. De tels corps , et beau-coup d’autres , furent mis en mouvement, à l’aide de différonspoids moteurs, sur un canal de 20 pieds de longueur, et ils servirentà prouver que les résistances exercées par l’eau contre un mêmecorps sont en raison des quarrés des vitesses ; qu’elles suiventle rapport approché des surfaces , mais qu’elles s’éloignent étran-gement de la loi des quarrés des sinus d’incidence. Cette der-nière loi étant celle sur laquelle étoient fondées les formes adoptéesdes carènes des vaisseaux , et ne pouvant plus être suivie consé-

? [uemment soit à ces expériences soit à celles qui a voient étéaites précédemment, il en résultoit un vide immense dans lesprincipes de l’architecture navale.

Hauteur, après s’être assuré de l’erreur de cette dernièreloi, ne négligea pas de chercher de nouveaux principes à subs-tituer à ceux que la nature forçoit d’abandonner. En considérantla résistance, comme la différence des pressions de l’eau, surl’av'ant et sur l’arrière d’un corps en mouvement, il en con-cluoit qu’elle doit, conformément aux expériences, suivre lesrapports des quarrés des vitesses, et des surfaces. II en résultoitaussi qu’on ne devoitplus, suivant l’opinion générale, estimerla résistance qu’une eau calme oppose à un corps en mouve-ment, comme étant égale à l’iinpuîsion que le même corps enrepos , recevroit d’un courant qui agiroit sur lui avec une mêmevitesse.

En étendant ses réflexions, il pensa que la pression de l’eause transmettant dans tous les sens , celle qui est imprimée parsavant du corps se communique à tout le fluide environnantet sur toutes les directions ; que la diminution de la pressionexercée sur la partie arrière du corps doit aussi se faire sentirdans toute la masse fluide. Ainsi il présuma que la retraite dufluide antérieur doit se faire sur une direction moyenne, tandisque le fluide postérieur accompagne le corps dans son mouve-ment et sur sa propre direction, en laissant derrière lui prèsde la surface de l’eau, un vide dont la profondeur doit égalerla hauteur à laquelle est dûe la vitesse actuelle du corps. CesTome ip, M m m